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« Elle nie l’existence d’Israël »

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L’Allemagne vient de classer un fruit comme symbole d’extrémisme, preuve de son excellente relation avec l’État génocidaire.

Un fruit transformé en arme politique

Dans un document intitulé « säkularer propalästinensischer Extremismus » (l’extrémisme pro-palestinien laïc), le BfV explique que la pastèque n’est pas un simple fruit estival : « lorsqu’une tranche de pastèque est dessinée pour reproduire les contours du territoire israélien aux couleurs du drapeau palestinien (noir, blanc, vert, rouge), cela revient, selon le BfV, à nier le droit à l’existence d’Israël. » Le fruit devient alors un marqueur d’extrémisme.

Un symbole né de la répression

Ce symbole n’a rien de nouveau. Il remonte à 1967, après la guerre des Six Jours, lorsque l’affichage du drapeau palestinien était interdit dans les territoires occupés. Les couleurs de la pastèque – écorce verte, chair rouge, pépins noirs et pulpe blanche – servaient alors de substitut discret pour exprimer une allégeance interdite.

Une chasse aux symboles en pleine expansion

La même brochure recense d’autres symboles et slogans jugés « problématiques » dans les manifestations pro-palestiniennes : la figure de Naji al-Ali Handala (le personnage de bande dessinée créé en 1969), le triangle rouge (utilisé par le Hamas, mais aussi comme remplaçant du drapeau palestinien), ou encore le slogan « From the river to the sea – Palestine will be free », dont l’interprétation dépend, selon le BfV, du contexte.

Dans une seconde publication, « Versteckte Botschaften – Antisemitische Codes und Chiffren » (Messages cachés – Codes et chiffres antisémites), le Verfassungsschutz détaille d’autres motifs, comme la pieuvre, symbole récurrent de la « conspiration juive mondiale ».



Berlin, capitale de la paranoïa fruitière

Le BfV précise que ces symboles apparaissent régulièrement lors des rassemblements pro-palestiniens, notamment à Berlin, où « des expressions ou représentations à contenu anti-israélien, parfois antisémite » sont observées. L’agence souligne que des émotions négatives envers la politique israélienne peuvent, dans ce milieu, être projetées sur les Juifs en général, en raison du caractère juif de l’État d’Israël.

La pastèque, libre… mais sous conditions

Rassurez-vous : personne n’interdit encore de déguster une pastèque nature ou de publier un emoji 🍉 sur les réseaux sociaux. Seule sa représentation géopolitique, en forme de carte d’Israël aux couleurs palestiniennes, est désormais répertoriée comme marqueur d’extrémisme laïc pro-palestinien. Bon appétit.



Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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