Alors que le scandale des crèches privées – ces structures souvent accusées de privilégier la rentabilité au détriment de l’intérêt des enfants et des professionnels – continue d’agiter les coulisses du pouvoir, la ministre déléguée Aurore Bergé voit se profiler une issue favorable. Le parquet général a requis, lundi 18 mai, un non-lieu en sa faveur dans l’affaire de « faux témoignage sous serment » devant une commission d’enquête parlementaire rapporte Ouest-France.
La ministre était soupçonnée d’avoir dissimulé ses liens avec Elsa Hervy, lobbyiste influente du secteur des crèches privées, lors de son audition. Un signalement du bureau de l’Assemblée avait pourtant déclenché une information judiciaire devant la Cour de justice de la République (CJR) en janvier 2025. Après des mois d’enquête, les investigations n’auraient pas permis de retenir de « lien personnel, intime ou amical » suffisant pour établir le mensonge.
Pour les soutiens de la ministre, c’est une victoire qui clôt des accusations « infondées ». Pour le reste du monde, c’est surtout une nouvelle illustration de la difficulté à mettre en cause les responsables politiques lorsqu’il s’agit d’influence des lobbies économiques. La CJR, souvent critiquée pour sa grande mansuétude quant aux membres de l’exécutif, rendra le verdict final.
Cette affaire intervient dans un contexte où l’explosion des groupes privés de crèches soulève de vives questions sur la qualité d’accueil, les conditions de travail des personnels et l’opacité des réseaux d’influence à Paris. Aurore Bergé, ancienne figure de la Macronie, incarne pour le commun des mortels cette collusion entre pouvoir politique et intérêts privés qui prospère au détriment du citoyen lambda.
Cette procédure n’est pas encore terminée, mais le signal est clair… même face à des soupçons plus que sérieux, le système protège les siens.










