Les difficultés frappent de nouveau Duralex. Ce fleuron emblématique de la verrerie française, installé à La Chapelle-Saint-Mesmin dans le Loiret, symbole du savoir-faire « made in France » depuis 1939, est une fois de plus menacé. Après le redressement judiciaire de 2024 et sa reprise courageuse en SCOP par ses 243 salariés en juillet de la même année, l’entreprise fait face aujourd’hui à une trésorerie « tendue » qui alerte jusqu’à Bercy. L’État a commandé un audit, et un nouveau redressement judiciaire n’est pas exclu. Les emplois, le savoir-faire, tout est sur la sellette.
Duralex, ce sont ces verres incassables qui ont équipé des générations de Français, des cantines scolaires aux tables étoilées. Un patrimoine national que les salariés tentent encore de sauver à la force du poignet, en investissant eux-mêmes et en lançant un crowdfunding citoyen exceptionnel en novembre 2025. Plus de 5 millions d’euros avaient été levés par des Français attachés à défendre l’industrie tricolore !
Pourtant, après ce bel élan populaire, voilà que les turbulences reprennent. Changement de direction mi-avril 2026, tensions au conseil d’administration, gestion pointée du doigt… Après des années de crises liées aux coûts énergétiques et à la concurrence internationale, il est difficile de croire que ce symbole de la résilience ouvrière puisse être encore sur la selette.
La France industrielle est de plus en plus saignée à blanc. Espérons que l’audit en cours et les discussions avec l’État permettront une issue rapide et favorable.
Duralex devrait survivre.










