Le 6 juin, lors de la Marche des fiertés à Saint-Quentin dans l’Aisne, un spectacle de drag queens organisé par l’association Fier.e.s & Queer a profondément choqué de nombreux témoins. Aux abords de la basilique, (évidemment), dans le square Winston-Churchill, une drag queen a interprété la chanson « J’aime mon pays » du groupe Sexy Sushi devant un public incluant de nombreux enfants. Les paroles explicites, dont « J’aime en secret tripoter mon fils », ont très justement suscité une vive indignation.
Cette performance, accompagnée de gestes jugés obscènes, a été filmée et relayée massivement sur les réseaux sociaux, provoquant un tollé national. Des élus du Rassemblement National et des figures de Reconquête ont saisi le procureur de la République pour « apologie de la pédophilie » et « corruption de mineurs ». Il est tout de même étonnant qu’une scène de cet aquabi ait pu se dérouler, qui plus est à proximité immédiate d’un lieu de culte et d’établissements fréquentés par des familles ? Les vidéos diffusées montrent l’ampleur de la provocation.
🔴🇫🇷 𝗙𝗟𝗔𝗦𝗛 𝗜𝗡𝗙𝗢 — Aux abords de la basilique de Saint-Quentin, devant de nombreux jeunes enfants, un spectacle de drag-queens provoque l’indignation.
Des paroles d’une chanson qui promeut la pédophilie ont été entendues : « J’aime en secret tripoter mon fils »,… pic.twitter.com/2C4npkWx7J
— Bastion (@BastionMediaFR) June 9, 2026
L’association Fier.e.s & Queer, qui intervient également dans les écoles (on se demande quand même comment), via des programmes d’Éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS), avec le soutien bien sûr de la CPAM de l’Aisne, défend une « satire » anti-réactionnaire. Le choix de diffuser ces paroles devant des mineurs interroge, où sont les limites de la provocation ? De tels spectacles près d’une basilique, dans un contexte familial, relèvent du registre de l’irresponsabilité et doivent questionner.
Il n’est donc pas étonnant face à cette polémique, que Libération (CheckNews) se soit empressé de dénoncer une « instrumentalisation par l’extrême droite », minimisant l’affaire en présentant la chanson comme une simple satire de 2013 et accusant les détracteurs de mauvaise foi. Souvenons nous que le 27 janvier 1977 Libé reprenait la fameuse tribune/pétition (intitulée « À propos d’un procès » ou « Communiqué ») rédigée par Gabriel Matzneff et publiée en première page dans le quotidien Le Monde le 26 janvier 1977. Elle défendait trois hommes poursuivis pour attentat à la pudeur sans violence sur des mineurs de moins de 15 ans (affaire de Versailles), en arguant du consentement des enfants et en appelant à une évolution de la loi sur la majorité sexuelle et les « mœurs ». Cette complaisance systématique de Libé, qui consiste à excuser l’inexcusable au nom du combat idéologique, est consternante. Comme une sorte d’aveuglement idéologique qui place la défense d’un militantisme LGBT+ au-dessus de la protection de l’enfance.
Dans une société déjà secouée par les nombreuses affaires de violences sexuelles et pédocriminelles, tolérer de telles scènes publiques devant des enfants n’est pas un acte de tolérance, mais de l’ordre de la faute morale. Les pouvoirs publics locaux et préfectoraux, portent une part de responsabilité dans cette histoire. Il est temps de s’interroger sérieusement sur les dérives d’un activisme qui, sous couvert de diversité, impose des provocations sexuelles à un public non consentant, et notamment en bas ages.
Cette fracture croissante entre une partie de la population attachée à des normes élémentaires de décence et une minorité militante soutenue par certains médias et institutions illustre la décadence dans laquelle nous sommes plongés. La protection de l’enfance doit primer sur toute considération idéologique.










