
La « Gestion Active », ou l’Art de Brader par Élégance
L’article en question, œuvre de Pierre-Henri de Menthon, désigne explicitement le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, comme le gardien d’un magot estimé à plus de 250 milliards d’euros. Soit 2 436 tonnes d’or, constituant la quatrième réserve mondiale, jalousement gardée rue de la Vrillière. Face au déficit abyssal annoncé pour 2026, l’auteur esquisse une « troisième voie » : une prétendue « gestion active » de ces réserves. Un vocable technocratique qui dissimule mal une réalité plus triviale : vendre l’or pour le convertir en devises ou en obligations, ces dernières étant notoirement plus fragiles. La Banque de France se retranche derrière un démenti formel : « Aucune vente depuis 2009, aucun projet prévu ». Pourtant, le même gouverneur pointait récemment le risque d’ »étouffement progressif » de la nation par sa dette. Hasard ou ballon d’essai ?
Aux fous ! ⤵️
Alors que les Banques centrales du monde entier achètent + d’or que jamais (Pologne, Chine, etc.) quel ballon d’essai lance-t-on dans la presse française ?…
➡️ Qu’il faudrait vendre notre or national ! 🤦🏻♂️
À l’image de ce qu’avait fait Sarkozy le traitre ! (67… pic.twitter.com/Mjdk2XUZyT— Florian Philippot (@f_philippot) October 27, 2025
Le Fiasco Sarkozy : Mémoire d’un Scandale Financier
L’histoire, en effet, offre un précédent accablant. Entre 2004 et 2009, sur l’initiative de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Économie puis président, 589 tonnes d’or – soit un cinquième du stock national – ont été cédées. L’opération, justifiée par une prétendue optimisation, avait rapporté environ 11 milliards d’euros, l’once valant alors entre 300 et 400 dollars. Le bilan, rétrospectivement, confine au désastre. Aujourd’hui, ces mêmes 589 tonnes représenteraient une valeur supérieure à 60 milliards d’euros. Une moins-value de près de 50 milliards, symbole de la myopie de l’État. La promesse d’une diversification rentable s’est alors soldée par une hémorragie patrimoniale.
| Période | Tonnes vendues | Prix moyen | Valeur encaissée | Valeur actuelle | Manque-à-gagner |
|---|---|---|---|---|---|
| Sarkozy (2004-2009) | 589 | ~15-20 k€/kg | ~11 Md€ | ~65 Md€ | ~50 Md€ |
Macron, Élève de l’École du Renoncement ?
Aucune déclaration officielle ne vient, pour l’heure, étayer cette hypothèse. Le calendrier, cependant, interroge : mise en garde sur la dette, budget 2026 catastrophique, et la soudaine médiatisation d’une solution aussi radicale. Sur les réseaux, la thèse du « hold-up » prend corps. L’opposition, elle, s’arc-boute sur un principe de souveraineté : « Ne touchez pas à notre or ! ». Dans le même temps, le métal précieux, dont la valeur a augmenté de 30% sur un an, rendrait toute cession aussi absurde que coûteuse.
Résister à la Tentation de l’Aisance Immédiate
Rien n’est encore officiel, mais la similitude avec les errements passés est troublante. Après la crise des gilets jaunes, la flambée de l’inflation et les émeutes urbaines, la liquidation d’une partie du patrimoine aurifère sonnerait comme une capitulation. Ce serait l’aveu d’une faillite politique et économique. Citoyens et parlementaires se doivent donc d’exercer une vigilance de chaque instant. Ce patrimoine millénaire ne saurait servir de caution à l’improvisation budgétaire d’un État à la dérive.
L’or incarne la permanence de la nation. Y toucher, c’est entamer son crédit.










