
La confession bénéficie de la protection de l’article 4 de la loi de 1905, qui garantit le respect des règles d’organisation générale du culte. Le viol du secret de la confession est punissable d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende, selon le Code pénal.
Avec la nouvelle loi, ce serait l’inverse : ne pas violer le secret de la confession serait punissable : « N’en [pour peines de prison et amendes] sont pas exceptés les ministres des cultes s’agissant des informations dont ils ont eu connaissance dans l’exercice de leur ministère. » Les peines seraient de trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende et pour une infraction commise sur un mineur de quinze ans, de cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.
Le point de vue de l’Église
Le droit canonique stipule que le secret sacramentel est inviolable et qu’il est donc « absolument interdit au confesseur de trahir en quoi que ce soit un pénitent ». Le contrevenant « encourt l’excommunication », qui est la plus grave des sanctions dans l’Eglise catholique. »
Le frère Paul-Adrien (Adrien du Moulinet d’Hardemare) s’étonne un peu : les dossiers Epstein, le périscolaire à Paris, le milieu du cinéma n’ont pas eu droit à la moindre proposition de loi qui mettrait en péril leur organisation si bien rodée. Quant à l’application de la loi, faudra-t-il installer un micro dans chaque confessionnal ? Et les violeurs vont-ils s’empresser de se confesser, sachant qu’il n’y a plus de secret ?
La loi s’applique hors du confessionnal
Depuis le 30 avril 2023, dissimuler des informations ou fausser une enquête relative à des abus sexuels est deveu délit canonique. Le secret pontifical ne s’impose plus aux victimes. On peut regretter qu’il ait fallu tant de temps pour accorder ce droit aux religieuses.
Un prêtre n’est tenu par le secret que dans le cadre de la confession. « Si c’est un enfant ou un jeune qui est victime, il peut lui demander de lui raconter le fait en dehors » de ce cadre, a affirmé l’ancien président de la Conférence des évêques de France, Mgr de Moulins-Beaufort, devant la commission parlementaire Bétharram en avril 2025.
Défense des enfants scolarisés ou campagne électorale ?
La proposition de loi visant à protéger les enfants et à lutter contre les violences en milieu scolaire a pour rapporteur Violette Spillebout. Son parti, Ensemble pour la République, est présidé par Gabriel Attal, première personne ouvertement homosexuelle à avoir occupé la fonction de Premier ministre en France. L’autre auteur de la proposition est Paul Vannier (LFI, Nouveau Front Populaire).
En 2023, devant Elisabeth Borne, Brigitte Macron et Gabriel Attal, un enfant avait témoigné avoir été harcelé. Ils étaient venus tous trois le voir, mais lui avaient promptement tourné le dos pour mieux faire face aux caméras. Gabriel Attal avait ensuite révélé avoir été lui aussi harcelé, ce que Juan Branco met fortement en doute. Qu’importe la vérité et les témoignages d’enfants : seule compte la construction du personnage Attal encore bien falot.
Faute d’un programme électoral, la dernière corde à son arc est cette attaque contre l’Église catholique. L’annulation du secret rendrait la confession aussi banale qu’une main courante à la gendarmerie.
Un qui aimerait bien exister lui aussi, c’est Louis Sarkozy. Et hop ! enfourchant le cheval de Troie de l’article 9 de la proposition de loi, il fonce : « Le secret de la confession est devenu le secret de l’impunité. […] Si pour cela il faut briser un sacrement vieux de 1000 ans, alors on le brisera. »
🚨⛪ 𝗔𝗟𝗘𝗥𝗧𝗘 — « Je suis pour et sans la moindre hésitation. […] Si pour cela il faut briser un sacrement vieux de 1000 ans, alors on le brisera. », a déclaré Louis Sarkozy, favorable au projet de loi visant à SUPPRIMER le secret de la confession. pic.twitter.com/pR5Bnld0e7
— L’Écho Chrétien (@lechochretien) June 1, 2026
Il ne s’est pas exprimé sur l’impunité d’Ariane de Rothschild et de Jack Lang. Un oubli sans doute. Décidément la campagne électorale commence très fort et les enfants restent toujours oubliés.
Le secret professionnel, qu’il soit médical, secret défense ou secret de la confession, est protégé par l’article 226‑13 du code pénal. Le cheval de Troie qui visait l’Église catholique a été supprimé. Un amendement des députés LR a été finalement adopté qui préserve le secret de la confession. Gabriel Attal devra trouver un autre argument pour sa profession de foi (électorale bien sûr). À quand une commission parlementaire sur la maltraitance envers les enseignants ? Dans les écoles publiques, les enseignants sont impliqués comme victimes dans la moitié des incidents graves.










