En 2024, le Brésil lâchera dans la nature quelque cinq milliards de moustiques “anti-maladies”, dans l’espoir que ces derniers fassent grandir des générations d’insectes inoffensifs pour l’Homme.
Comme l’explique CNEWS, le projet consiste à infecter tout d’abord des moustiques femelles avec une bactérie appelée Wolbachia, qui les empêche de transmettre d’autres virus, puis à les relâcher en masse pour qu’elles propagent cette caractéristique à leurs progénitures. De descendance en descendance, la théorie veut que les moustiques inoffensifs remplacent les vecteurs de dengue, de Zika, de fièvre jaune ou de chikungunya.
Cela peut paraître paradoxal de prime abord, mais l’idée n’est ni nouvelle, ni farfelue, et elle est soutenue par le World Mosquito Program (WMP). Cette technique a déjà été testée dans 12 pays à travers le monde, dont le Brésil, où elle a fait ses preuves à l’échelle locale.
“Depuis le lâcher des premiers moustiques Wolbachia en 2011, des études pilotes internationales montrent que nous pouvons utiliser Wolbachia à plus grande échelle pour réduire le risque de transmission de virus par les moustiques Aedes aegypti”, assure le WMP sur son site Internet. Et d’ajouter que “de nombreux essais menés dans différents endroits montrent que [cette] méthode est un moyen sûr et efficace de prévenir la propagation des maladies dans des villes et des régions entières”.










