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Bayrou ouvre la chasse aux pauvres à l’Assemblée

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La nouvelle lubie de Bayrou : transformer l’aide sociale en réservoir de main-d’œuvre corvéable à merci.

Emmanuel Macron l’avait bien promis en 2017 : plus de SDF à la fin de l’année. Et pourtant… le 19 février 2019, FranceInfo avait profité d’une fuite : sorti subrepticement du Château, le président était allé en maraude avec le Samu social de Paris, sans que la presse en soit avertie. Heureusement Soazig de la Moissonnière, photographe de l’Élysée, était là pour que ce geste de compassion ne passe pas inaperçu.



Poudre de perlimpinpin anti-Gilets Jaunes : le revenu universel d’activité

En 2018, pour tenter de calmer les Gilets Jaunes, Emmanuel Macron avait annoncé un plan de lutte contre la pauvreté. Première mesure envisagée : le revenu universel d’activité.

Avec  cette nouvelle mesure, les aides sociales seraient fusionnées en une seule aide. Qu’est-ce que cela changerait ? Les chômeurs au RSA devraient signer un nouveau contrat d’engagement par lequel ils s’engageraient à avoir moins de droits que de devoirs. Ils seraient tenus de :

– pratiquer une activité 15 à 20 heures par semaine,
– travailler, mais bénévolement, dans des associations,
– profiter de journées d’immersion en entreprise,
– suivre une formation (laquelle et aux frais de qui ?)
– et ne pourraient pas refuser plus de deux offres « raisonnables » d’emploi.

Après une consultation dans le cadre de la Stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté, le revenu universel d’activité a été approuvé, le 28 juin 2020, par la Commission nationale consultative des droits de l’homme. Émanation de l’Onu, cette commission Théodule bénéficie des crédits du Premier ministre, en toute indépendance bien sûr. En 2022, selon le rapport de la Cour des comptes (page 28), elle a coûté 1,3 million d’euros, dont 900 000 euros de frais de personnel. Cet organisme au nom ronflant publie chaque année un rapport sur la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. Ne lui demandons pas, en plus, d’avoir la moindre efficacité contre la pauvreté.
Au moment où les mesures contre la « pandémie » de covid portaient un coup au niveau de vie des Français, le revenu universel d’activité a paradoxalement été remis aux calendes. En janvier 2022, Emmanuel Macron n’avait pas non plus le temps de se pencher sur le projet. Il avait bien assez à faire avec la création de 200 brigades de gendarmerie, afin, disait-il, de rapprocher les forces de l’ordre de la population, à l’aide d’une augmentation du budget de la sécurité de 15 milliards d’euros.

Ouverture de la chasse aux pauvres le 8 septembre

François Bayrou, à la recherche de quelques dizaines de milliards, va-t-il définitivement enterrer le revenu universel d’activité ? Au contraire : il le ressort car il le considère comme une piste d’économies. Lutter contre la pauvreté serait donc devenu source de profit. En effet, les bénéficiaires des aides sociales sont trop nombreux et la fraude sociale coûte 5 à 7 milliards par an. Certes la fraude fiscale des riches coûte 80 à 100 milliards, mais, selon le gouvernement, qui sont les grands responsables de la dette ? Vous l’avez deviné : ce sont les pauvres.



Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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