
Cette plainte, déposée dans un tribunal du Delaware, vise à museler une rumeur qui, loin d’être une simple élucubration, s’appuie sur des questionnements persistants, relayés par des journalistes sérieux comme Xavier Poussard. Ce dernier, en creusant les incohérences biographiques de la « Première-Dame », a exporté cette théorie outre-Atlantique, où Candace Owens, avec ses millions d’abonnés, l’a transformée en un véritable phénomène médiatique. Loin de s’éteindre, la controverse gagne en ampleur, portée par une opinion publique lassée des opacités du pouvoir macronien.
La virulence et le complotisme de Dupond-Moretti, qui lie Candace Owens à l’extrême droite française, notamment Marion Maréchal, semble moins chercher à clarifier qu’à détourner l’attention d’un débat gênant.Qualifier cette affaire de « dinguerie absolue », comme le fait l’ancien garde des Sceaux, est une pirouette rhétorique qui ne trompe personne. Les 218 pages de la plainte, alourdies de photos et de témoignages, ne suffisent pas à dissiper les doutes, mais trahissent une volonté de judiciariser pour intimider.
Pourquoi un chef d’État et sa Première-Dame s’abaissent-ils à répondre à une influenceuse, sinon par crainte que la vérité, tapie dans l’ombre, ne finisse par éclater ? Cette croisade judiciaire, loin de rétablir une prétendue dignité, risque de raviver l’effet Streisand, amplifiant une rumeur que l’Élysée aurait préféré voir enterrée. Alors que l’Ogre d’Outreau s’égosille à dénoncer une conspiration, c’est surtout l’arrogance d’un pouvoir aux abois qui se révèle au grand jour.
Candace Owens, avec son franc-parler, a touché une corde sensible, et l’Élysée, en s’agitant ainsi, ne fait que confirmer que la thèse Trogneux n’est pas qu’une affaire de « fadas ».










