
Blasphème sur commande
Lors d’un déjeuner pascal à la Maison-Blanche, Paula White — pasteur évangélique, conseillère spirituelle attitrée et directrice du Bureau de la Foi — s’est livrée à un numéro de théologie appliquée. Devant son héros, elle a lancé, l’air inspirée : « Personne n’a payé le prix que vous avez payé. Ça a failli vous coûter la vie. Trahison, arrestations, fausses accusations… Même schéma que notre Seigneur. Parce qu’Il est ressuscité, vous êtes ressuscité. »
La vidéo, brièvement postée par la Maison-Blanche, a vite disparu. Comme honteuse. Le parallèle entre les déboires judiciaires de Trump (une tentative d’assassinat, des mises en examen) et la Passion du Christ est si grossier que même des évangéliques conservateurs ont toussé. Instrumentalisation de la foi ? Blasphème ? Un peu des deux.
BLASPHÈME ABSOLU
Tucker Carlson démonte Paula White : lors du déjeuner de Pâques à la Maison Blanche (1er avril 2026), cette « conseillère spirituelle » a osé comparer Trump à Jésus-Christ.« Personne n’a payé le prix que vous avez payé. Ça a failli vous coûter la vie. Vous avez… pic.twitter.com/WeHmve65lW
— Camille Moscow 🇷🇺 🌿 ☦️ (@camille_moscow) April 7, 2026
Le tweet du ressentiment
Même matin, autre registre. Sur Truth Social, Donald Trump, dans un contexte de tensions avec l’Iran (détroit d’Ormuz oblige), lâche un torchon. Gros mots, « F-word » inclus, menaces de destruction de centrales électriques et de ponts. Et, cerise sur le gâteau sarcastique : « Gloire à Allah. »
En clair : le président des États-Unis, le jour le plus saint du christianisme, se permet une provocation islamophobe doublée d’une vulgarité digne d’un adolescent en crise. Beau symbole.
TUCKER CARLSON : TRUMP N’EST PAS CHRETIEN
Ce matin de Pâques 2026, Trump menace l’Iran sur Truth Social avec grossièretés et termine par un sarcastique « Gloire à Allah ».
Tucker Carlson réagit au vitriol :
« Qui vous croyez-vous ? Poster un juron le matin de Pâques ?
C’est une… pic.twitter.com/VwkkI9mO0Z— Camille Moscow 🇷🇺 🌿 ☦️ (@camille_moscow) April 7, 2026
Tucker Carlson : le sermon qui fâche
L’ancien roi de Fox News n’a pas digéré. Dans son émission, Tucker Carlson attaque d’abord Paula White : « sacrilège écœurant », « faux leaders évangéliques » qui sanctifient le pouvoir pour justifier une guerre contre l’Iran. Puis il s’adresse à Trump, quasiment en face :
« Qui vous croyez-vous être ? Un juron le matin de Pâques ? C’est une moquerie de l’islam… et du christianisme. Aucun président ne devrait moquer l’islam. Ce n’est pas votre rôle. C’est le mal. Une profanation délibérée de la foi. Aucun homme décent ne fait ça. »
Tucker Carlson pose ici une limite : on ne se moque pas d’une religion quand on est président, et on ne profane pas le jour de Pâques en croyant faire de l’humour.
Une droite qui se déchire
Au-delà des outrages, ces épisodes révèlent une cassure. D’un côté, les trumpistes pur jus, qui voient dans leur champion un guerrier providentiel. De l’autre, des conservateurs comme Tucker Carlson, Nick Fuentes ou Candace Owens qui rappellent qu’une foi instrumentalisée cesse d’être une foi, et qu’un président qui ricane des croyances d’autrui n’est qu’un triste sire.










