
Dans le Doubs, l’État, dans sa grande sagesse technocratique, a ordonné l’abattage intégral d’un cheptel de 83 vaches laitières, pour une seule bête testée positive à une dermatose nodulaire qui ne tue pas, sur un troupeau pourtant vacciné. La raison d’État, inflexible et froide, s’est incarnée en 175 gendarmes délogeant 300 agriculteurs désespérés tentant de sauver leur outil de travail et leur héritage familial.
Cette démonstration de force sidérante, où la mobilisation des forces de l’ordre semble inversement proportionnelle au discernement administratif, dessine une France à deux vitesses. Pendant que certaines colères sont traitées à coup de matraques et de cynisme, d’autres bénéficient d’une coupable indifférence ; pendant que le monde paysan se noie sous les règlements absurdes, le monarque, lui, parade en Chine aux frais de la nation. Le message est clair : il choisit ses combats, et celui de la terre française n’en fait manifestement pas partie.
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