
Dans une entrevue exclusive accordée au Daily Caller, le président américain Donald Trump a lâché une bombe : Israël est en train de perdre son emprise sur le Congrès et l’opinion publique mondiale, en grande partie à cause des accusations de génocide à Gaza. Cette déclaration choc, prononcée depuis le Bureau Ovale, marque un tournant dans le discours du leader républicain, connu pour son soutien historique à l’État hébreu. Trump n’hésite pas à pointer du doigt les faiblesses d’Israël sur la scène internationale.
Le lobby israélien en déclin : Les aveux de Trump
Assis face à la correspondante de la Maison Blanche du Daily Caller, Reagan Reese, Donald Trump a passé une heure à décortiquer les évolutions politiques actuelles. Il a réagi à un sondage récent du Pew Research Center, datant de mars, qui révèle un glissement d’opinion chez les Américains. Plus de la moitié des adultes interrogés (53 %) voient désormais Israël d’un œil défavorable, contre 42 % en 2022. Chez les jeunes Républicains de moins de 50 ans, ce chiffre grimpe à 50 %, contre 35 % il y a trois ans.
Trump, conscient de cette vague de scepticisme au sein de son propre camp – le mouvement MAGA et les partisans de l’Amérique d’abord –, a admis sans détour :
« Ouais, je suis au courant de ça. »
Il a ensuite enchaîné sur l’historique du lobby israélien, qu’il décrit comme autrefois invincible.
« Israël est incroyable, parce que, vous savez, j’ai un bon soutien d’Israël. Personne n’a fait plus pour Israël que moi, y compris les récentes attaques contre l’Iran, en effaçant cette chose. On a tout balayé comme personne n’avait vu avant. »
Mais le ton change vite. Trump évoque un passé où
« Israël avait le lobby le plus fort au Congrès que j’aie jamais vu. C’était plus fort que n’importe quelle entreprise, corporation ou État. »
Aujourd’hui, selon lui, ce pouvoir s’effrite.
« Il y a eu une époque où, si vous vouliez être politicien, vous ne pouviez pas dire du mal d’Israël. Mais maintenant, vous avez Alexandria Ocasio-Cortez et ses trois copines [Ndlr : Ilhan Omar (Minnesota), Ayanna Pressley (Massachusetts) et Rashida Tlaib (Michigan)], et tous ces fous, et ils ont vraiment changé la donne. »
Génocide à Gaza : Israël gagne la Bataille mais perd la guerre des relations publiques
C’est ici que Trump officialise son verdict : Israël perd la partie à cause du génocide à Gaza. Bien qu’il reconnaisse la gravité de l’attaque du 7 octobre – « C’était un jour vraiment horrible, j’ai vu les photos » –, il critique ouvertement la gestion israélienne du conflit.
« Ils ont des gens qui nient que ça s’est passé, comme ceux qui nient l’Holocauste. Ils doivent finir cette guerre. Mais ça fait mal à Israël. Pas de doute là-dessus. Ils gagnent peut-être la guerre, mais ils perdent la guerre des relations publiques, et ça les blesse. »
Reagan Reese, qui revenait tout juste d’un voyage en Israël où elle a approché les zones de combat, a partagé son expérience :
« J’étais en Israël, on entendait les bombes tomber à Gaza. Et on a visité les endroits du 7 octobre. Effrayant. Être dedans. Je comprends. »
Trump a acquiescé :
« C’était vraiment mauvais, hein ? »
Cette position de Trump fait écho à des voix montantes dans son entourage. La députée républicaine de Géorgie, Marjorie Taylor Greene, une alliée de longue date, a été la première élue républicaine à accuser Israël de « génocide » à Gaza. De son côté, Steven Bannon, un autre fervent supporter de Trump, passe l’été à affirmer qu’Israël n’est pas un vrai allié des États-Unis et que le camp de Benjamin Netanyahu n’est pas fiable.
Un tournant pour la politique américaine vis-à-vis d’Israël ?
Ces révélations de Trump soulignent un virage potentiel dans la politique étrangère américaine. Alors que le président se vante d’avoir « tout fait pour Israël », il admet que le lobby a perdu son »contrôle total sur le Congrès ».
« Je suis un peu surpris de voir ça. Et les gens, ils ont oublié le 7 octobre. »
Avec les élections en vue et un électorat jeune de plus en plus critique, Trump semble ajuster son discours pour coller à cette nouvelle réalité. Israël, autrefois intouchable, doit maintenant affronter une opinion publique mondiale hostile, amplifiée par les images de Gaza. En Israël, ces déclarations de Trump font l’effet d’une bombe dans un pays habitué à un soutien quasi indéfectible de la part des Républicains.










