
Un passé qui colle à la peau
Ce mariage anodin dans le microcosme doré de Palm Beach prend une saveur amère au regard des liens anciens entre la famille Anderson et Jeffrey Epstein. Harry Loy Anderson Jr., père de la mariée, aujourd’hui décédé, dirigeait la Palm Beach National Bank & Trust Company. Dans les années 90, son établissement gérait discrètement des comptes pour Epstein. Pire : en 1998-1999, il avait rédigé une lettre de recommandation enflammée à l’Industrial Development Commission des Îles Vierges, décrivant Epstein comme « un gentleman d’une intégrité sans faille » et « une figure respectée de notre communauté ». Objectif avoué ? L’aider à obtenir des avantages fiscaux pour ses propriétés, dont la tristement célèbre Little St. James.
Donald Trump Jr. a officiellement épousé la mondaine de Palm Beach, Bettina Anderson, aux Bahamas.
L’attention en ligne se porte désormais sur des rapports indiquant que son défunt père, le banquier Harry Loy Anderson Jr., s’occupait auparavant de questions bancaires liées à… pic.twitter.com/5vQi5vj6xk
— L’oeil Medias (@LoeilMedias1) May 27, 2026
Des archives qui dérangent les bien-pensants
Ces faits, tirés d’archives publiques, datent d’avant les condamnations d’Epstein. Aucune charge n’a jamais visé Harry Loy Anderson Jr. ni sa fille Bettina. Les Anderson, comme toujours dans ces cercles, insistent : leur relation avec Epstein était purement professionnelle, purement fortuite, purement floridienne, tout ça tout ça. Certes, des paiements à des victimes d’Epstein auraient transité par la banque, mais sans implication personnelle dans ses crimes. Une coïncidence de plus dans ce petit monde où tout le monde se connaît.
L’affaire Epstein en 2026 : un feu qui couve sous les cendres
Jeffrey Epstein s’est officiellement pendu dans sa cellule de Manhattan en août 2019. Ghislaine Maxwell, sa complice dévouée, purge une peine de vingt ans pour trafic sexuel de mineures. Sous la pression, le Congrès a adopté en novembre 2025 l’Epstein Files Transparency Act, que le président Donald Trump a signé le 19 novembre, non sans une certaine réticence initiale.
Des montagnes de papier, une poignée de réponses
Le Département de la Justice a déversé des centaines de milliers de pages en décembre 2025, puis plus de 3,5 millions en janvier 2026, incluant 2 000 vidéos et 180 000 images. Résultat décevant : aucune « liste noire » de clients incriminants. Le DOJ et le FBI ont conclu, avec une assurance suspecte, qu’aucune preuve nouvelle ne justifiait de poursuites contre les élites américaines. Quelques enquêtes locales subsistent, mais l’affaire est globalement close – du moins officiellement.
Trump, entre promesses tonitruantes et reniements discrets
En campagne en 2024, Donald Trump promettait solennellement de déclassifier les fichiers Epstein, évoquant avec indignation les « caméras en panne » lors de sa mort. Une fois réélu, son administration a tergiversé, qualifiant parfois l’affaire de « canular » démocrate. Sous la pression du Congrès (vote quasi unanime à la Chambre), il a finalement signé la loi de transparence. Mais les publications, retardées et caviardées, ont déçu même ses partisans les plus fidèles.
Un volet pudique sur la transparence
Trump a ensuite minimisé l’affaire sur les réseaux sociaux, la traitant de « scam » fabriqué par les démocrates. Une volte-face spectaculaire qui a ulcéré une partie de sa base, espérant une transparence radicale contre « l’élite corrompue ». Les critiques, y compris chez les républicains les plus intègres, soulignent que la transparence promise fut partielle, et les engagements de campagne, trahis sans remords.










