La Cour des comptes vient de publier son rapport sur l’application des lois de financement de la Sécurité sociale. Et la conclusion surprend, le déficit prévu pour 2026 pourrait grimper à 23,2 milliards d’euros au lieu des 19,4 milliards anticipés. Parmi les facteurs mis en avant, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient y occupent une place notable.
Selon le document relayé par La Tribune, la guerre dans la région, avec ses répercussions sur les cours du pétrole et la croissance économique mondiale, pèserait sur les recettes sociales françaises. Une inflation énergétique plus forte et un ralentissement de l’activité viendraient ainsi creuser un peu plus le trou de la Sécurité sociale. L’Iran est cité indirectement à travers les risques liés aux conflits en cours depuis février 2026.
Cette analyse intervient après des années où les déficits ont été successivement attribués au Covid-19, à l’inflation post-pandémie, au vieillissement démographique, aux multiples exonérations de charges patronales et à une gestion structurelle des comptes publics souvent critiquée. Les gouvernements successifs ont accumulé des dépenses sociales importantes sans toujours en assurer le financement correspondant. La dérive des comptes est ancienne et structurelle.
Si les facteurs externes comme les conflits internationaux ont indéniablement des répercussions sur l’économie française, cette nouvelle explication officielle interroge. La Cour des comptes alerte régulièrement sur ces déséquilibres. Reste à savoir si l’instabilité au Moyen-Orient deviendra le nouvel argument pour expliquer une situation qui, selon de nombreux observateurs, résulte plus largement de choix de politique intérieure.










