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Elon Musk annonce l’implantation par Neuralink de la puce Telepathy sur un premier cerveau humain

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SCIENCE & TECH – Près d’une année après avoir reçu l’autorisation de la Food and Drug Administration (FDA), agence américaine des médicaments, Neuralink a effectué son premier implant cérébral sur un être humain. Le cofondateur de Neuralink, le milliardaire Elon Musk, patron de Tesla, SpaceX et X, a révélé sur son réseau social que le patient “se portait bien”. Il évoque même des résultats “prometteurs” pour cette startup de neurotechnologie, dont les puces, baptisées Telepathy, ont pourtant déjà suscité bien des polémiques.

Fondée en 2016, Neuralink a d’abord entrepris ses expérimentations sur des primates. En 2019, la startup a annoncé avoir greffé des capteurs dans le cerveau d’un singe.

L’objectif est de créer une interface homme-machine, permettant de contrôler mentalement un ordinateur puis, à terme, l’activité cérébrale, et traiter des maladies neurodégénératives comme Alzheimer.

Le premier patient humain “se porte bien”… jusqu’à maintenant

Les essais, ayant montré que les implants peuvent interagir avec des appareils électroniques, ont vite fait l’objet de vives critiques, suite aux décès des spécimens ayant reçu l’implant. Confronté à des accusations de maltraitance animale, Elon Musk les a rejetées, affirmant “qu’aucun singe n’était mort à cause de la puce Telepathy de Neuralink”.

En février 2022, quelques mois après la publication, par la startup, d’une vidéo montant un singe jouer au ping-pong “par la pensée”, le Comité des praticiens pour une médecine responsable (PCRM), une association basée à Washington, a annoncé le dépôt d’une plainte auprès du département américain de l’Agriculture. LE PCRM accuse Neuralink d’avoir mené ses expériences sur 23 singes, entre 2017 et 2020, à l’université de Californie. A l’issue de celles-ci, 15 d’entre eux ont dû être euthanasiés.

Selon la plainte, les primates ont enduré une “souffrance extrême, résultant de maltraitance animale”. ET, selon la presse, l’un des singes aurait perdu plusieurs doigts et orteils, “peut-être à cause d’une automutilation ou d’un autre traumatisme non spécifié”. Un autre primate a développé une infection cutanée suite à la pose d’électrodes cérébrales.

En réaction, la société avait souligné que “tous les nouveaux dispositifs médicaux doivent être testés sur des animaux avant d’être testés sur des humains, une règle à laquelle Neuralink n’échappe pas”. Euthanasier les primates était justifié, car ces derniers étaient en “procédure terminale” en raison “de mauvaises conditions de santé liées à leur état avant d’être assignés à Neuralink”.

Résultats concluants ou pas, Elon Musk et son entreprise ont reçu en mai 2023 l’autorisation de la FDA, agence américaine des médicaments, de mener un premier essai sur des humains. Neuralink a annoncé le recrutement de ses premiers cobayes en septembre dernier.

Dans un post X publié le lundi 29 janvier 2024, le milliardaire a annoncé la transplantation de l’implant cérébral sur un patient humain. Ce dernier “se remet bien” et “les premiers résultats montrent une détection prometteuse des pics neuronaux”, écrit-il.

Récupérer l’usage de ses membres mais perdre le sens de la réalité ?

Le but de ces puces, pas plus grosses qu’une pièce de monnaie, reliées au cerveau par des fils 20 fois plus fins que des cheveux, est de capter l’activité cérébrale pour l’interpréter. L’objectif n’est pas tant de contrôler des appareils électroniques par la pensée mais d’ordre médical, insiste le patron de Tesla : “Les premiers utilisateurs seront ceux qui ont perdu l’usage de leurs membres.”

Pour Elon Musk, Telepathy “peut rendre à des personnes handicapées l’usage de leurs membres”, notamment grâce à des interactions directes entre le cerveau et des prothèses. “Imaginez si Stephen Hawking pouvait communiquer plus rapidement qu’un dactylographe ou un commissaire-priseur. C’est le but”, a-t-il déclaré dans un autre tweet. Son souhait est que, d’ici 2030, au moins 22 000 personnes reçoivent cet implant.

Ni le patron de SpaceX ni Neuralink n’ont communiqué un quelconque prix public. La startup, évaluée à 5 milliards de dollars en juin 2023, a été condamnée durant le mois de janvier à une amende pour avoir enfreint les règles du Département américain des Transports (DOT) concernant le mouvement des matières dangereuses. Elle fait l’objet d’appels à enquêter sur ses protocoles de sécurité et, selon Reuters, des législateurs soupçonnent son patron d’avoir induit en erreur les investisseurs sur la sécurité de sa technologie, suite aux conséquences désastreuses des expérimentations sur les singes.

Outre les éventuels dégâts sur la santé humaine, les puces Telepathy et leurs effets secondaires suscitent de nombreuses craintes. Certains évoquent une dépendance ainsi qu’une addiction plus accrue à Internet, à ses algorithmes et surtout, des contenus générés par l’intelligence artificielle. D’autres s’interrogent sur le fait que ces implants puissent devenir une porte dérobée vers des cerveaux implémentés…





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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