À partir du 1er janvier 2025, le carnet de santé des enfants fait peau neuve. Plus qu’un simple suivi médical, il devient un outil de contrôle parental, avec des recommandations sur l’exposition aux écrans, l’activité physique, et même la détection de troubles psychiques. La recette est connue : infantilisation et surveillance.
L’idée d’un carnet de santé qui suit les moindres détails de l’évolution de l’enfant n’est pas nouvelle. Mais avec cette révision du document, un vent de contrôle souffle sur les pratiques des parents. Reste à savoir où se situera la limite entre intentions louables et obligations déplacées.
Dès le premier examen à la naissance, des recommandations sont imposées pour prévenir la mort inattendue du nourrisson ou le syndrome du bébé secoué. Le point d’orgue ? Un examen obligatoire à 6 ans qui ne se contente pas d’observer la santé physique, mais scrute aussi les dimensions psychiques et comportementales de l’enfant. La direction générale de la santé précise ainsi que cette étape permettra de “repérer les troubles du développement” et de renouveler les vaccins, une démarche presque systématique qui ne laisse aucune place à l’oubli.
Et, comme le rapporte The Epoch Times, les nouveautés ne s’arrêtent pas là. Le carnet devient aussi vecteur de recommandations liées aux écrans et à l’activité physique, avec pour but d’éviter que les enfants ne deviennent esclaves de leurs tablettes et smartphones. Un enjeu de taille, alors que les études sur l’impact des écrans sur la santé mentale des jeunes se multiplient. Et que dire des conseils sur l’alimentation et le sommeil ? L’objectif semble plus orienté vers un contrôle des habitudes parentales qu’un simple guide de bien-être.
Les parents devront désormais s’adapter à ce carnet 2.0, qui prévoit évidemment d’être dématérialisé dans le futur, pour intégrer les informations dans l’espace numérique de santé. Un suivi médical numérisé et personnalisé, ou un flicage sanitaire déguisé ? La question se pose. Cette réforme soulève des interrogations sur le respect de la vie privée des familles, alors que l’État s’immisce toujours plus dans les moindres aspects de la vie quotidienne.










