
Mayotte, département français de l’océan Indien, est une nouvelle fois au cœur d’une polémique politique. Cette fois-ci, c’est la députée écologiste du Doubs Dominique Voynet qui se retrouve sous les projecteurs, après une proposition incendiaire : remplacer la mention « Mahorais » par « habitants de Mayotte » dans les textes officiels, sous prétexte d’éviter toute stigmatisation des populations migrantes.
Une déclaration qui a immédiatement suscité une levée de boucliers, notamment de la part de la députée Estelle Youssouffa, très active sur les questions identitaires et sécuritaires dans l’archipel. Dans une prise de parole cinglante, l’élue a dénoncé ce qu’elle considère comme une tentative d’« effacement pur et simple de l’identité mahoraise ».
Suite au scandale de @DominiqueVoynet qui propose de supprimer l’identité des Mahorais par « habitants de Mayotte » pour ne pas stigmatiser les migrants, la réponse cinglante de la députée Estelle Youssouffa @DeputeeEstelle !
Bravo Madame 👏#EELV @FrDesouche pic.twitter.com/S6Ez0VWeaF— Père Lapouque (@Boujoumapoule) June 28, 2025
« Une violence symbolique inouïe »
Lors de son intervention à l’Assemblée, Estelle Youssouffa n’a pas mâché ses mots. Selon elle, cette proposition s’inscrit dans une logique constante de « négation de l’existence même des Mahorais ». Elle dénonce une « violence politique et symbolique » qui, selon elle, viserait à diluer l’identité d’un peuple autochtone au profit d’un discours politiquement correct favorisant une ingérence étrangère.
La députée n’a pas hésité à qualifier Dominique Voynet et ses soutiens d’« agents d’une ingérence étrangère », pointant du doigt le rôle des Comores dans la pression migratoire que subit Mayotte. « Il ne s’agit pas simplement d’un débat sémantique, mais d’une véritable stratégie visant à faire disparaître notre peuple des textes de loi », martèle-t-elle.
Une lutte pour la reconnaissance des Mahorais
Estelle Youssouffa a rappelé avec force que les Mahorais sont sur leur île « depuis toujours et pour toujours », et qu’aucune réforme ou modification législative ne saurait remettre en cause cette réalité. Elle s’engage à combattre ce qu’elle considère comme une dérive grave : « Vous validez l’envoi massif de migrants comoriens et la prise de contrôle d’un territoire français par une puissance étrangère », accuse-t-elle.










