
L’analyse est implacable : en se présentant devant les députés avec une argumentation indigente et une délégitimation systématique de l’opposition, le Premier ministre a sciemment précipité sa chute. Cette démission politique orchestrée ouvre délibérément la voie à une crise institutionnelle sans issue.
Dans le scénario prophétisé, le rejet du 8 septembre entraînera une dégradation financière immédiate, brandie comme un épouvantail par l’exécutif pour justifier l’injustifiable : la convocation d’un conseil de défense, l’instauration du contrôle des changes et, ultime recours pour un pouvoir acculé, le dégainage de l’article 16 de la Constitution afin de gouverner par décrets. La chute du gouvernement n’est ainsi pas un échec, mais la condition sine qua non pour que Macron, affranchi de tout contre-pouvoir parlementaire, instaure une présidence monarchique absolue.
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