
Fondatrice sans aucune subvention du collectif « Incesticide », Sihem Ghars a démoli cette « civilisation parallèle invisible » de la pédocriminalité, en passe de banaliser le viol d’enfant comme « mode de vie normal ».
« Deux millions de violeurs d’enfants sont libres en France », selon son estimation à partir des témoignages de dizaines de milliers de mères. Elle a d’emblée dénoncé la France, pour avoir « menti à l’ONU » dans sa négation des poursuites judiciaires (contre les mères), dénoncées par elle devant le Comité contre la torture. « 600 mères désenfantées sont prêtes à témoigner », a-t-elle signalé.
L’intense émotion dans la relation de ses propos renversants, pour tous les présents, l’a contrainte à deux reprises à s’arrêter, au bord des larmes, avant d’accabler le système mis en place contre les mères (mais aussi des pères) privés de leur petit.
« J’ai cru que le policier allait faire son travail, il ne l’a pas fait, le juge non plus, ni les experts, la médecine légale, les avocats, mais aussi les associations, ces ventriloques qui parlent à notre place », a-t-elle insisté. La militante a cité de multiples exemples des anomalies judiciaires, comme ces enfants d’un père banquier à Paris, obligés de voir cet homme qui les a tous violés, après un classement sans suite. « La France protège les violeurs d’enfants », a-t-elle martelé pendant trois heures.
Dans une provocation dictée par la vision de la pandémie pédocriminelle, Sihem a même suggéré aux députés de « légaliser le viol d’enfant » et « d’arrêter de faire des lois puisqu’elles ne sont pas appliquées ».
Sa colère contre l’impunité des prédateurs l’a conduite à pousser l’absurde jusqu’au bout : « pourquoi ne pas les envoyer, faute de place dans les prisons, dans une île comme celle d’Epstein ? »
À la question de la présidente Maud Petit sur les solutions envisageables dans l’immédiat, la militante a proposé à la Commission « de faire dès demain un signalement aux procureurs sur tous les cas de placements abusifs, pour les obliger à décréter dans les huit jours une OPP (Ordonnance de placement d’urgence) et à remettre les enfants concernés à leur parent protecteur ou à un tiers de confiance ».
« Les juges des enfants, on n’en veut pas, et les services sociaux (l’ASE), on les a surnommés les SS », a-t-elle affirmé devant le flot des placements abusifs dont ils sont responsables.
Un article de Jacques Thomet, publié sur son compte Linkedin.










