
Christelle Record, coupable d’avoir cru en la nature
Éleveuse en « santé globale », Christelle Record refuse depuis des mois cette vaccination imposée. Ses Brunes des Alpes, élevées sans engrais chimiques et produisant des veaux sous la mère, jouissent d’une immunité naturelle que les bureaucrates de Toulouse préfèrent ignorer. Pour ce crime de lèse-majesté sanitaire, elle a écopé d’une amende de 22 500 € (750 € par tête de bétail) et d’une suspension administrative. Le tribunal de Toulouse, complice zélé, a rejeté sa demande de sursis la veille même de l’assaut.
Ariege -Ferme de Christelle Record. 6h du matin un dispositif de gendarmerie bloque la départementale. pic.twitter.com/53650TXcwI
— France-Soir (@france_soir) April 17, 2026
Le théâtre de l’absurde sanitaire
Sur place, la mascarade a atteint son paroxysme. Les vétérinaires, après avoir vacciné des bêtes ne lui appartenant même pas, ont quitté les lieux en arborant des lunettes de soleil et un sourire satisfait, refusant toute question. Certains gendarmes, visiblement mal à l’aise, murmuraient en confidence qu’ils désapprouvaient cette opération, tout en continuant à l’encadrer. Maître Diane Protat, son avocate, a exigé des garanties sur la conservation des vaccins – la sous-préfète a botté en touche, renvoyant la responsabilité vers un vétérinaire « agréé par l’État ». Une réponse qui en dit long sur le mépris des institutions pour les règles qu’elles prétendent défendre.
Les vétérinaires ont procédé à des vaccination sur des bêtes qui ́ne sont pas sur la propriété de Mme Record. Il reparte d’un champ avec les lunettes de soleil et l’air satisfait. Ils ne veulent pas répondre aux questions. Les policiers ont pour certains la tête basse et en… pic.twitter.com/tS0jkVg4rM
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La résistance s’organise
Christelle Record n’est pas seule. Soutenue par le collectif LIBRe (Ligue pour l’Indépendance des Brebis et des Ruminants), elle continue de se battre, par voie judiciaire et publique, contre cette obligation qu’elle qualifie de « dictature sanitaire ». Son argument ? Un modèle agricole exemplaire, performant sans produits chimiques, que l’État préfère ignorer au profit des laboratoires.
Quand la République préfère les laboratoires aux paysans
Cette opération n’est qu’un épisode de plus dans la guerre que mène la préfecture contre les éleveurs ariégeois. Aucun bilan officiel n’a été communiqué : combien de bêtes ont été vaccinées ? Y a-t-il eu des incidents ? Peu importe. L’essentiel, pour l’État, était de frapper fort, de montrer qui commande. En Ariège comme ailleurs, la liberté s’arrête là où commence l’aiguille.










