
Face aux échanges denses et aux documents déclassifiés qui l’associent, ainsi que sa fille Caroline, au financier condamné, Jack Lang brandit un communiqué d’une indigence morale confondante. Il « assume pleinement » des liens noués, prétend-il, à une époque d’ignorance, et assure qu’il aurait coupé tout contact s’il avait été informé. Pure fable. Les preuves démontrent au contraire une fréquentation assidue bien après la première condamnation d’Epstein.
Les faits sont têtus : création d’une société offshore commune avec sa fille, promesse d’un legs de cinq millions de dollars, sans oublié cette tribune infâme de 1977 signée par Jack Lang plaidant pour le « consentement » des mineurs dès 13 ans. Le tableau est complet : celui d’un homme du sérail, d’une époque et d’un milieu où l’entre-soi l’emporte trop souvent sur l’éthique. Son langage policé ne parvient plus à masquer l’odeur du soufre.
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