
En grève de la faim depuis le 12 mai au matin, Jonathan Delay, 31 ans, a dénoncé le 15 mai auprès du Cide de Lausanne une série « d’irrégularités » qui ont entaché les Assises de mai 2004 contre 18 accusés adultes. Il a notamment rappelé que les enfants avaient été « acculés dans le box des accusés » pendant que leurs prédateurs étaient « assis dans le public à côté des journalistes ».
« Nous avons subi de véritables “ interrogatoires émaillés d’insultes” et été traités de “menteurs et mythomanes” par les dix-huit avocats de la défense, avec une violence telle qu’une petite fille questionnée pendant des heures par l’avocat Éric Dupond-Moretti “avait fait pipi dans sa culotte”. Lors de son audition devant la Commission parlementaire d’enquête sur l’inceste, cet avocat avait réfuté cette dernière accusation, mais je l’ai confirmée dans tous mes livres qui reviennent sur l’imposture d’Outreau aux dépens des victimes. »
À propos de cette Commission, Jonathan Delay s’insurge contre le fait que M. Dupond-Moretti et l’expert Paul Bensussan, qui a lui aussi nié la parole des enfants sans jamais les avoir rencontrés, aient pu être auditionnés, « alors qu’aucune des victimes d’Outreau n’y a été invitée ». Le jeune homme demande aussi que soit revalorisée l’indemnisation par l’État des douze petites victimes (30 000 euros chacune) au même niveau que celle de chacun des treize adultes acquittés, soit 300 000 euros chacun, dont même une femme qui n’avait pas été mise en détention provisoire.
Ce garçon a besoin de votre aide matérielle : https://lnkd.in/epszX29s
Un article de Jacques Thomet – Journaliste, correspondant en France du Comité international pour la dignité de l’enfant (Cide), basé à Lausanne
Chères lectrices, chers lecteurs,
Soyez acteur du changement en soutenant un journalisme véritablement indépendant et de qualité en vous abonnant à notre média financé par les dons de personnes comme vous.
Accédez à des contenus exclusifs et soutenez notre indépendance










