
La France, bon dernier du podium européen
Avec un taux de recyclage oscillant entre 25 et 27 % (25,2 % en 2022, 27 % selon Citeo en 2023), la France se hisse fièrement à la 26ᵉ place sur 27 pays membres. Résultat : entre 1,2 et 1,6 milliard d’euros reversés chaque année à l’UE, dont 1,5 milliard pour 2023. Loin derrière la moyenne européenne (40 %), notre pays offre ainsi le spectacle pathétique d’une écologie de gribouille, financée à coups de milliards. Cet argent n’est pas une sanction judiciaire, précise-t-on au ministère – rassurant, n’est-ce pas ?
Où l’on apprend que la France ruinée doit payer 1,5 milliards d’euros par an pour recyclage insuffisant du plastique et 0,5 milliards pour manque d’énergies renouvelables !
✅Y a-t’il d’autres amendes de l’UE / la France ?
C’est un véritable racket de l’UE. pic.twitter.com/Pn72n0TUEk— Philippe Murer 🇫🇷 (@PhilippeMurer) May 19, 2026
Un retard assumé, faute de volonté
Objectif européen pour 2025 : 50 % de recyclage. Pour 2030 : 55 %. La France, elle, progresse d’environ 1 % par an. Au train où vont les choses, nos petits-enfants atteindront peut-être les 40 % vers 2040. En cause : des difficultés de tri pour les fameux films, barquettes et pots de yaourt. Les bouteilles en PET s’en sortent mieux, mais l’essentiel de nos déchets continue d’enrichir Bruxelles. Un comble pour un pays qui se veut le chantre de la vertu climatique (make our planet great again, tout ça tout ça).
Emmanuel Macron ressuscite la consigne en 2026
Il y a quelques jours, Emmanuel Macron a ressorti ce chiffre magique de 1,5 milliard pour justifier un énième projet : la consigne sur les bouteilles plastique. L’objectif affiché – atteindre 90 % de collecte séparée d’ici 2029 – cache une réalité plus crasseuse : la France n’a pas d’autre choix que d’obéir aux directives européennes. Et pendant ce temps, nos impôts continuent de filer vers les caisses de l’UE, sans que personne ne s’émeuve vraiment.
Les énergies renouvelables, autre sujet de honte
Pour mémoire, en 2022, on avait évoqué 500 millions d’euros potentiels à débourser, faute d’atteindre nos objectifs sur les énergies vertes. La France a finalement esquivé la note en ne procédant pas aux fameux « transferts statistiques ». Une exception qui ne durera pas. Car Bruxelles a décidé de nous apprendre à vivre vertueusement, quitte à nous saigner à blanc. Frexit, vite.
Une facture évitable, mais qui arrangent tout le monde
Cette contribution résume à elle seule le génie français : payer pour ne pas faire, puis faire semblant de vouloir changer. Les marges de progression sont immenses, mais tant que l’Europe empochera l’argent, pourquoi Emmanuel Macron se presserait-il ? L’écologie, décidément, est un business florissant… pour les autres.










