
Christine Kelly, avec ses tweets savamment dosés, incarne cette élite journalistique qui, sous prétexte de combattre les « fake news », occulte la réalité d’un peuple écrasé sous les bombes. Elle suit scrupuleusement la ligne pro-israélienne de son patron, Vincent Bolloré, dont les liens familiaux avec les Rothschild et la banque Lazard prédisposent à l’indulgence envers Israël.
La journaliste n’hésite pas à relayer les témoignages déchirants des otages israéliens, comme celui de Tami, mère d’un jeune homme enlevé par le Hamas, en soulignant l’urgence de leur retour.
CNEWS livre ce mardi le témoignage poignant de Tami, mère de Rom, un otage enlevé par le Hamas lors de l’attaque du 7-Octobre et retenu à Gaza. Le jeune homme é…
Source : CNEWS
https://t.co/PTPUElafZw— Christine KELLY (@christine_kelly) May 6, 2025
Touchant, n’est-ce pas ? Mais où sont les voix des mères palestiniennes pleurant leurs enfants pulvérisés par les frappes israéliennes ? Ce tri n’est pas innocent ; il alimente un discours où Israël est éternelle victime, tandis que Gaza n’est qu’un théâtre distant de « barbarie » anonyme. Christine Kelly va jusqu’à partager des articles questionnant les chiffres de victimes fournis par le Hamas, se félicitant que l’ONU prenne ses distances avec ces données.
Comme si discréditer les sources palestiniennes effaçait les corps entassés dans les morgues surchargées ! En période de blocus et de bombardements indiscriminés, qui d’autre que les autorités locales pourrait compter les morts ? Christine Kelly préfère semer le doute, aidant ainsi à diluer la gravité d’un massacre que la Cour internationale de Justice examine pour génocide et que l’Onu qualifie de famine.
Poursuivons dans cette mascarade d’équilibre. Christine Kelly dénonce la « surenchère de l’horreur » face aux bébés tués « de chaque côté », appelant à la retenue.
Belle rhétorique qui masque l’asymétrie flagrante : d’un côté, des attaques terroristes condamnables ; de l’autre, une machine de guerre étatique qui rase des quartiers entiers. Elle s’indigne des « horreurs en Israël », affirmant qu’il est « trop dur » d’être journaliste pour en témoigner.
Trop dur de voir ces horreurs en Israël.
Trop difficile d’être journaliste pour en témoigner.— Christine KELLY (@christine_kelly) October 10, 2023
Et Gaza ? Elle concède ne pas supporter les images de là-bas non plus, les comparant à celles d’Haïti, en insistant que « toutes les vies se valent ». Noble principe, diront les naïfs, mais dans la bouche d’une animatrice, proche de Zemmour, qui met en avant les fake news sur un hôpital bombardé à Gaza – accusant les médias comme Le Monde et l’AFP de les avoir reprises – cela sonne comme une diversion.
Pourquoi tant d’énergie à traquer les erreurs pro-palestiniennes, et si peu à interroger les exactions documentées d’Israël ?
🔴 L’hôpital de #Gaza bombardé.
La #FakeNews qui a enflammé les rues arabes.
Sans journalistes indépendants, c’est la #désinformation mais la désinformation reprise par New York Time, Le monde et l’Afp.
Quelle est la réalité de notre journalisme aujourd’hui ?
Venez en… pic.twitter.com/tq1hSFj1tA— Christine KELLY (@christine_kelly) October 25, 2023
La journaliste va plus loin dans son parti pris, alertant sur la propagande terroriste sur les réseaux sociaux et recommandant de les désinstaller pour protéger les jeunes. Sous-entendu : les images de Gaza pourraient être manipulées par le Hamas. Elle relaye aussi une enquête sur l’Autorité palestinienne rémunérant les auteurs d’attaques contre Israël, renforçant l’image d’un ennemi intrinsèquement violent.
Et quand une députée LFI partage une fake news sur Netanyahou posant la première pierre d’une colonie à Gaza, Christine Kelly s’empresse de la dénoncer. Sélective, cette chasse aux mensonges ! Pendant ce temps, les colonies illégales s’étendent en Cisjordanie, et les bombes pleuvent sur Gaza sans que Christine Kelly n’élève la voix contre cette colonisation destructrice.
Il faut plus de sévérité envers les actes antisémites en France et je souligne que beaucoup de musulmans sont outrés par les massacres en Israël. #morandinilive pic.twitter.com/I3iXd7sSfv
— Christine KELLY (@christine_kelly) October 12, 2023
Enfin, la propagandiste se dresse contre l’antisémitisme, déplorant la « chasse aux Juifs » et appelant à plus de sévérité envers ces actes, notant que « beaucoup de musulmans sont outrés par les massacres en Israël ». Louable combat, mais instrumentalisé pour étouffer toute critique d’Israël. Elle participe à des marches contre l’antisémitisme et questionne la place pour la paix, mentionnant un concert impliquant Hezbollah et Hamas comme obstacles. En hiérarchisant ainsi les souffrances – en filigrane, les vies israéliennes valent plus d’attention – elle perpétue un discours qui justifie l’injustifiable : un génocide en direct, sous les yeux d’un monde complice.
Christine Kelly, avec son aura de neutralité journalistique, n’est qu’une complice élégante du statu quo israélien. Ses tweets, loin de chercher la vérité, servent de bouclier à un État qui anéantit un peuple. Dans cette ère de manipulation de l’information, des figures comme elle rappellent que le silence – ou pire, le doute sélectif – est l’allié le plus fidèle de l’oppression. Que l’histoire juge ces équilibristes qui, face au sang versé à Gaza, préfèrent détourner le regard vers des « fake news » opportunes.










