
Le zèle absurde de l’administration sanitaire
Le récit de Maxime Chaffangeon, éleveur dans la Loire, est un chef-d’œuvre d’absurdité kafkaïenne. Un test salmonelle négatif en juillet, puis un contrôle inopiné en août. On prélève partout : œufs, litière, alimentation. Rien. Seule une poussière prélevée sur un mur, dont le résultat arrive avec un retard coupable de onze jours, se révèle positive. Motif suffisant pour que l’administration exige l’abattage intégral de ses 8 250 poules vaccinées, sans contre-expertise possible. Les œufs, pourtant destinés à être cuits, sont jugés impropres à la consommation humaine, tandis que les importations ukrainiennes, aux standards opaques, inondent le marché sans entrave. Le principe de précaution, détourné de son objet, n’est plus qu’un instrument de terreur administrative et de suicide agricole.
Une stratégie délibérée de casse de la production nationale
Ce cas isolé n’en est pas un. Christian Convers, de la Coordination Rurale, le confirme : le même scénario se répète avec une régularité déconcertante dans tous les secteurs, de la volaille aux bovins. On refuse les contre-expertises, on ignore les avis scientifiques divergents, on méprise le droit au recours. Derrière le prétexte sanitaire se dessine une stratégie politique cynique : éradiquer l’élevage français sous la pression de normes inapplicables, pour mieux ouvrir grand les vannes à une importation low-cost, moins regardante sur la qualité. L’État ne régule plus ; il pulvérise. Il ne protège plus les citoyens et les producteurs ; il sert les intérêts d’un globalisme agro-industriel. La ferme France est en liquidation judiciaire, et son liquidateur siège à Bercy.
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