
Un « plan blanc » qui vire au kaki
Sous mandat du Secrétariat général de la défense, la ministre Catherine Vautrin a donc ordonné aux Agences régionales de santé (ARS) de se tenir prêtes pour mars 2026. Il s’agit ni plus ni moins de créer des centres médicaux près des plateformes logistiques pour évacuer jusqu’à 250 blessés par jour, et de transformer les hôpitaux civils en gigantesques camps de convalescence pour des centaines de milliers de combattants. Le célèbre « plan blanc », conçu pour les attentats ou les pandémies, est détourné pour servir une logique d’escarmouche otanienne.
Double discours et fuite en avant
La communication est un modèle du genre : au moment où le chef de l’État appelle à « une sortie de guerre en Ukraine », ses services activent les leviers qui mènent à son extension. Interrogée, Mme Vautrin se réfugie derrière la nécessaire « anticipation », évoquant avec mauvaise foi les leçons du Covid. Preuve que le pouvoir ne croit plus à ses propres fables, l’instruction demande explicitement de préparer les soignants à la « raréfaction des ressources » et aux « rétroactions sur notre territoire ». Un aveu qui sonne comme une prophétie auto-réalisatrice.
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