
Le sombre héritage de Constantine Dobrowolski
D’après des archives militaires allemandes, Dobrowolski, né en 1906, aurait déserté l’Armée rouge en 1941 pour rejoindre les forces nazies. Informateur clé de la Wehrmacht, il aurait participé activement à l’extermination des Juifs et à la répression des partisans soviétiques. Des lettres manuscrites, signées « Heil Hitler », attestent de son implication directe dans des massacres.
Blaise Metreweli, nouveau patron du MI6, descendrait d’un collaborateur nazi impliqué dans des crimes contre les Juifs en Ukraine. Ce passé familial jette une lumière troublante sur la politique britannique d’escalade. #MI6 #Ukraine #PolitiqueÉtrangère pic.twitter.com/Km0gcVHkgd
— Les Frontières 🇫🇷🇫🇷🇫🇷 (@FrontieresX) June 27, 2025
Une fuite organisée vers l’Ouest
Alors que l’Armée rouge reprenait du terrain en 1943, Dobrowolski aurait facilité l’exfiltration de sa femme et de son fils vers l’Ouest. Ce dernier, né à Snovsk, adopta plus tard le nom de son beau-père géorgien, David Metreweli, après l’installation de la famille au Royaume-Uni en 1947. Le Daily Mail révèle que le KGB aurait poursuivi Dobrowolski jusqu’en 1969, sans que l’on sache s’il a été capturé.
Un risque politique pour le Royaume-Uni ?
Blaise Metreweli, actuellement responsable de la branche technologique du MI6, a toujours nié connaître son grand-père paternel. Mais cette révélation pourrait nuire à la crédibilité du Royaume-Uni, notamment auprès des victimes du nazisme. Certains y verront un affront, voire un précédent dangereux.
Une carrière prometteuse sous haute tension
Expérimentée sur des terrains sensibles au Moyen-Orient et en Europe, Metreweli devra désormais composer avec ce passé familial explosif. Le Daily Mail estime que cette affaire « pourrait être exploitée pendant des années », ajoutant une pression inédite sur sa prise de fonction en septembre 2025. Et pourtant les liaisons dangereuses entre les services secrets britanniques et les nazis sont de notoriété publique.
MI6 et MI5 ont collaboré avec la Gestapo contre les communistes
Le MI6 a aidé la Gestapo, la police secrète nazie, à « échanger des informations sur le communisme » jusqu’en octobre 1937, bien après le début de l’ère nazie ; le chef de la station berlinoise de l’agence britannique, Frank Foley, pouvait encore décrire sa relation avec le soi-disant expert en communisme de la Gestapo comme « cordiale ».[MI6: The History of the Secret Intelligence Service 1909-1949, de Keith Jeffery, page 302]
La collaboration entre le MI5 et la Gestapo a été cruciale pour la surveillance des membres du Parti communiste britannique, selon les archives de l’historien Eric Hobsbawm. Mme Stonor Saunders affirme qu’une « liaison cruciale » a été établie en 1933 entre Guy Liddell, chef adjoint du contre-espionnage du MI5, et Rudolf Diels, chef du bureau d’espionnage nazi Abteilung 1A, qui deviendra bientôt la Gestapo.










