
Une nouvelle pandémie serait-elle à craindre ? Façon « Tout homme bien portant est un malade qui s’ignore », Bill Gates s’interroge : « Comment identifier une maladie qui n’est pas encore apparue ? »
Les médias sont unanimes
Faut-il s’inquiéter ? Poser la question, quelle qu’en soit la réponse, n’est-ce pas sous-entendre son importance ?
Le Figaro : Doit-on s’inquiéter du virus Nipah, transmis par les chauves-souris et qui refait surface en Inde ?
20minutes : Faut-il s’inquiéter du virus mortel Nipah, sans vaccin connu et qui est de retour en Inde ?
OuestFrance : Comment le virus Nipah, létal à 70 % et récemment apparu en Asie, se transmet-il à l’homme ?
RTL : Un virus rare mais mortel refait surface en Inde : les autorités, inquiètes, s’activent pour trouver un vaccin
Un virus très attendu
Après la peur de la « maladie X » lancée à Davos et le très médiatique covid-19, allons-nous, avec le nipah, assister à une nouvelle manipulation sanitaire ?
À Davos une conférence avait été consacrée en 2018 à la venue de la « maladie X ». L’OMS la décrivait comme « un agent pathogène inconnu susceptible d’être à l’origine d’une épidémie internationale grave », par une zoonose ou une attaque bioterroriste. En réalité, cette maladie n’existe pas ; il s’agit d’une simple hypothèse de travail, en tout cas France TV Washington a tenu à nous en assurer. Et le fait que à Davos en 2024, le directeur de l’OMS l’ait estimé « vingt fois plus mortel » que le SARS-CoV-2 devrait être retenu comme une preuve de prudence et non comme une menace envers l’espèce humaine.
L’OMS en a fait une de ses priorités. Outre le Covid-19 qu’on ne présente plus, la liste de l’OMS comprend la fièvre hémorragique de Crimée-Congo (transmise par les tiques, aucun cas humain n’a été diagnostiqué en France), la fièvre de Lassa (selon l’OMS, son taux de mortalité est de 1 %, mais peut dépasser 20 % en cas d’épidémie), la fièvre de la Vallée du Rift (sans transmission inter humaine, mortalité 1 %), Zika (transmis par les moustiques, mortalité presque nulle).
Dernier inscrit sur la liste, le nipah aurait un taux de mortalité beaucoup plus élevé. En 2023, deux personnes (sur près de 100 millions d’habitants au Bengale occidental) en sont mortes dans le sud de l’Inde. À en croire le taux de létalité entre 40 % et 75 % diffusé par l’OMS, le virus aurait fait quatre ou cinq cas.
Une pandémie qui fait deux morts
Le coronavirus a cédé la place au nipah qui était sur les rangs depuis plusieurs années. Transmis par les chauve-souris, il s’attaque aux porcs, mais cette fois le pangolin n’y est pour rien. Peut-on qualifier le nipah de pandémie ? Selon l’OMS il suffit qu’il franchisse les frontières et cause des perturbations sociales pour être qualifié de pandémie, même s’il ne présente pas de gravité. L’Inde ayant 1,465 milliard d’habitants, on a du mal à voir le nipah comme une pandémie, même s’il touche des États différents.
D’où vient-il ? De Wuhan, comme le coronavirus. Comment s’en prémunir ? Il ne faut pas consommer de sève de palmier dattier crue ou de fruits mordus par des chauve-souris infectées. Pour détecter le nipah, rien de tel que le test PCR. Seulement 14 % des « cas de covid » détectés par test PCR étaient réels, selon des chercheurs allemands. Si ces derniers s’étaient introduits dans notre beau pays, ils se seraient certainement fait traiter de complotistes par Michel Cymes, Antoine Flahaut et autres médecins de plateaux.
Aucun vaccin n’est en vente, ce qui est nouveau par rapport au covid-19, alors, pourquoi nous faire peur ? On ne veut tout de même pas nous tuer avec un virus aussi bénin que celui du covid-19, ni avec une sécheresse vraiment trop humide ni avec un ennemi russe qui ne se décide pas à attaquer. En revanche des mesures sanitaires à la McKinsey, une inflation sans limite, un strict contrôle des déplacements et des opinions exprimées, voilà qui peut coûter cher en vies humaines. Un virus, même bénin, est toujours bon à justifier cela.
La peur est bonne conseillère
L’exemple de la pandémie de dermatite noduleuse qui a pris fin avec la signature du traité du Mercosur pourrait offrir une solution. La campagne médiatique sur le nipah pourrait prendre fin après les élections municipales. Cela n’écarterait pas un retour en force de la pandémie jusqu’au 26 avril ou au 3 mai 2027, second tour de l’élection présidentielle, mais ensuite la pandémie serait probablement éradiquée.










