
« Je ne peux pas, en toute conscience, continuer à travailler pour Reuters étant donné leur trahison envers les journalistes de Gaza et leur culpabilité dans l’assassinat de 245 de nos collègues. »
Valérie Zink
La complicité honteuse des géants de l’information
Dans un monde où l’information est censée être le rempart de la vérité, Valerie Zink démasque la duplicité de Reuters, ce colosse médiatique qui, sous couvert d’objectivité, n’a fait que régurgiter les fables concoctées par Tel-Aviv. Ce geste, d’une rare audace, met en lumière comment ces organes de presse, engraissés par des alliances occultes, ont préféré la confortable illusion d’une neutralité factice à la défense des opprimés, transformant ainsi leurs colonnes en armes subtiles au service d’un régime qui excelle dans l’art de la dissimulation.
I can’t in good conscience continue to work for Reuters given their betrayal of journalists in Gaza and culpability in the assassination of 245 our colleagues. pic.twitter.com/WO6tjHqDIU
— Valerie Zink (@valeriezink) August 26, 2025
Les journalistes ciblés par Israël : des victimes collatérales selon Reuters
Valerie Zink a condamné la réaction de Reuters au meurtre de son propre personnel. Le caméraman Hossam al-Masri figurait parmi les vingt personnes tuées lors d’une frappe israélienne contre l’hôpital Nasser. Zink a décrit cette attaque comme une « double frappe » : une première frappe sur un site civil, suivie d’une seconde visant des médecins, des secouristes et des journalistes.
Reuters ne protège pas ses journalistes, au contraire
Elle a cité le cas d’Anas al-Sharif, correspondant d’Al Jazeera, lauréat du prix Pulitzer, tué avec son équipe à Gaza le 10 août. « Reuters a choisi de publier l’affirmation totalement infondée d’Israël selon laquelle Al-Sharif était un agent du Hamas – un mensonge parmi d’innombrables que des médias comme Reuters ont consciencieusement répété et véhiculé. » Elle a accusé Reuters d’avoir abandonné al-Sharif, même après qu’il leur a valu le prix Pulitzer.
« lls ne se sont pas sentis obligés de prendre sa défense lorsque les forces israéliennes l’ont placé sur une liste noire… ou lorsqu’il a demandé protection après qu’un porte-parole israélien l’a publiquement menacé. lls ne se sont pas sentis obligésde rendre compte honnêtement de sa mort lorsqu’il a été traqué et tué quelques semaines plus tard », a déclaré Valerie Zink.
Des mots interdits dans les titres
Selon le média Declassified, des employés de l’agence, souhaitant rester anonymes pour éviter des représailles, ont mené une étude interne approfondie sur 499 articles publiés entre le 7 octobre et le 14 novembre 2023 concernant l’offensive israélienne à Gaza.
Les résultats de cette analyse montrent une allocation disproportionnée des ressources journalistiques en faveur des événements affectant les Israéliens par rapport aux Palestiniens.
Les journalistes ont également critiqué l’usage limité de certains termes, comme “génocide”, ainsi que l’interdiction d’utiliser le terme “Palestine” dans les titres ou articles.
Appel à la rébellion médiatique
En rompant avec ce système vicié, Valerie Zink n’offre pas seulement une leçon de courage ; elle lance un défi à ses pairs encore enchaînés par la peur ou l’opportunisme, les invitant à briser les chaînes d’une information asservie. Que ce geste inspire une vague de défections, car dans cette ère de mensonges institutionnalisés, seule une telle insoumission peut espérer restaurer un semblant de dignité à un métier souillé par la lâcheté collective.










