
Dépression avouée en catimini, médecin personnel muet comme une carpe, et une QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité) déposée devant le tribunal administratif de Paris : voilà le spectacle navrant d’un chef de l’État qui se croit au-dessus des lois. Diane Protat et Xavier Azalbert osent briser l’omerta que l’Élysée entretient depuis 2017. On invoque le secret médical, mais on oublie de rappeler que François Mitterrand, déjà, avait érigé le mensonge d’État en art de gouverner – jusqu’à ce que la Cour européenne des droits de l’homme rappelle à l’ordre la France.
Aujourd’hui, c’est l’article 7 de la Constitution sur l’empêchement présidentiel qui est paralysé : comment savoir si le locataire de l’Élysée est encore apte à manier l’arme nucléaire quand son propre Dr Perrochon préfère commenter des rougeurs oculaires plutôt que publier un bulletin ? La comédie de la transparence à double vitesse – pour les citoyens, jamais pour les dirigeants – atteint ici son paroxysme. Rendez-vous le 23 avril pour savoir si le tribunal aura le cran de mettre fin à ce « grand secret » digne des pires régimes.
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