Jeudi, la RTBF relayait une dépêche de l’AFP, à qui l’ONG Global Witness avait confié en exclusivité un rapport affirmant que deux tiers des Européens auraient respiré un air chargé d’ozone à un niveau dangereux durant la canicule de juin. L’information coche toutes les cases du journalisme alarmiste : chiffre choc, drame diffus, pas de solution, aucun responsable désigné, et surtout un fait déjà consommé. Que faire de cette statistique, sinon s’inquiéter et pousser un peu plus l’effroi quant à ce qui se passe, le tout sans agir ?
Mais en dehors de ce fait, ce qui interroge le plus, c’est le silence sur la source, Global Witness. Global Witness n’est pas un institut météorologique indépendant, c’est une ONG qui a reçu plus de 17,6 millions de dollars de subventions de l’Open Society Foundations de George Soros, un de ses principaux bailleurs. Qu’une agence comme l’AFP s’enorgueillisse d’une “exclusivité” obtenue auprès d’une organisation aux intérêts géopolitiques documentés, sans jamais mentionner qui la finance, pose une question simple : sert-elle l’information, ou relaie-t-elle, sans le dire, la cause d’un magnat à l’historique quelque peu sulfureux ? Car il est à rappeler que ce même Soros a revendiqué, sur CNN en 2014, avoir “joué un rôle important” dans les événements du Maïdan en Ukraine, via la fondation qu’il finance à Kiev depuis 1990, tout comme dans bon nombre de révolutions colorées, à l’image de la Géorgie, à propos de laquelle il déclarait au Los Angeles Times : “je suis ravi de ce qui s’est passé en Géorgie, et je suis fier d’y avoir contribué”.
L’AFP succomberait-elle, comme tant d’autres, à l’alarmisme climatique ambiant, ou vient-elle, sans le dire, ajouter une couche un peu plus politique qu’il n’y paraît ?










