
Une Confidence qui Interpelle
Ce récit, livré avec désinvolture, jette une lumière crue sur les coulisses de l’événement emblématique « Touche pas à mon pote ». Des centaines de milliers de jeunes issus de l’immigration maghrébine avaient alors afflué place de la Concorde, croyant en un message de fraternité. L’aveu de Julien Dray soulève une question troublante : pourquoi avoir confié la collecte des dons, issus majoritairement de la communauté beur, à un mouvement comme le Bétar, connu pour son militantisme nationaliste et son soutien indéfectible à la droite israélienne ?
🇫🇷✋ EXCLUSIVITE – L’argent de SOS Racisme confié au groupuscule sioniste et raciste du Bétar ⁉️
Julien Dray déclare :
« C’est eux (le Bétar) qui ramassaient les caisses lors de la grande fête de la Concorde. J’ai confié cette tâche à mon frère (Alain Dray, responsable du… pic.twitter.com/sE8JQjhn03
— The NEWS (@news_and_truth) October 30, 2025
SOS Racisme : Une Genèse sous Influences
Cet épisode ne peut être dissocié du contexte politique de l’époque. La création de SOS Racisme en 1984 est intervenue peu après la Marche des Beurs de 1983, laquelle comportait une dimension anti-impérialiste et pro-palestinienne qui inquiétait certains cercles. L’association a servi à canaliser cette énergie militante naissante vers un antiracisme officiel, plus consensuel et dépolitisé. La présence d’acteurs comme le rabbin Mordechai Bitton au sein de sa première direction, qui admit plus tard que l’une des missions était de « conjurer l’antiracisme pro-palestinien », conforte cette analyse.
Un Système et ses Réseaux
Les connexions de Julien Dray dépassent le cadre de cette seule affaire. Son frère, Jean-Paul Dray, évoluait alors dans l’orbite du Bétar et du CRIF, illustrant une forme de porosité entre certains milieux politiques et le lobby sioniste français. Malgré des rappels à la loi pour détournement de fonds publics en 2009, SOS Racisme a continué de percevoir des subventions, bénéficiant d’une forme d’impunité qui interroge. Aujourd’hui, l’association sert toujours de courroie de transmission à un discours qui assimile toute critique d’Israël à de l’antisémitisme, notamment dans le contexte du génocide à Gaza.
La réponse d’Alain Soral sur X :
« Tout ce que j’explique depuis des années, en me faisant traité d’antisémite et de complotiste, avoué aujourd’hui par Julien Dray !
En résumé, la grande enculade juive des maghrébins !
J’attends encore le commentaire et les excuses des indigènes de la République, véritables cocus (ou complices ?) de l’histoire ! »










