HUMEUR –
Une fois de plus les plus pauvres pointés du doigts…
À l’heure où les yachts des milliardaires retrouvent leurs places dans les ports à la mode, que les jets des plus riches croisent les océans un peu plus chaque jours, que les guerres à grands coups d’avions de chasse, de missiles et de chars d’assaut font rage, que les pays réinvestissent dans les centrales thermiques, que le charbon ne s’est jamais aussi bien porté, ceux-là avec leur cheminée et leur bois récolté sont pointés du doigt comme des malfrats. Leur méthode de chauffage au bois constitue désormais et officiellement une “source majeure” de pollution de l’air, notamment en période hivernale et dans les zones densément peuplées, indique jeudi l’Anses dans un avis, recommandant de poursuivre les efforts de surveillance et de renouvellement des installations.
Mais ne pourraient-ils pas s’attaquer aux vrais problèmes, et laisser aux petites gens le soin de se chauffer comme ils l’entendent !
En France, près de 7,5 millions de ménages utilisent le bois pour se chauffer. “Les bois de chauffage contiennent des quantités variables de cellulose, lignine, tannins, etc. qui produisent différents composés lorsqu’ils sont brûlés”, entraînant la formation de résidus charbonneux et de cendres, de goudrons et de composés volatils, est-il expliqué dans un avis de l’Anse.
Et alors ! Est-ce le moment opportun de tenter de contraindre une fois encore les plus faibles, ceux qui utilisent le plus vieux moyen de se chauffer depuis que le monde est monde ?
La contribution du chauffage au bois à la pollution atmosphérique varie selon les territoires : elle est plus importante dans le sud et l’est du pays, dans les zones les plus froides de l’Hexagone et là où la dispersion des polluants est plus limitée, comme dans les vallées montagneuses…
“Elle est aussi plus importante dans les agglomérations avec une forte densité de population, comme en Île-de-France, notamment à Paris, où le chauffage au bois d’appoint et d’agrément occupe une place prépondérante dans la pollution de l’air extérieur”, note l’Anses.
Après les moteurs diesels puis les moteurs tout court, voilà qu’ils s’attaquent à nos cheminées… Non c’est non ! Même Ségolène s’en était émue et avait rué dans les brancards, ce n’est pas peu dire.
Il s’agit de leur trouver tous les défauts à ces braves gens. On va leur interdire de craquer l’allumette !
Les foyers ouverts et autres appareils à bûches anciens sont les plus émetteurs en polluants. L’utilisation d’un appareil en allure réduite ou un taux d’humidité trop élevé ou trop faible du bois contribuent également à l’augmentation des émissions de polluants. Qu’on se le dise !
La pollution issue du chauffage à bois peut avoir des effets sur la santé respiratoire, ORL et cardiovasculaire, favorisant certaines pathologies comme l’asthme ou la bronchopneumopathie chronique obstructive, indique l’Anses… Pas les yachts, ni les jets, ni les chars et encore moins les missiles !
En 2021, le ministère de la Transition écologique avait lancé un plan d’actions visant à réduire de 50 % par an d’ici 2030 les émissions de PM 2,5 liées au chauffage au bois. Feu de cheminée
Les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait… disait Audiard.
Et là, on les a reconnus !










