
La conscience face au pouvoir
Gerardo Candina, président du club, assume pleinement cette position morale. « Notre conscience nous interdit d’affronter une équipe représentant un État accusé de génocide », déclare-t-il, sans ambages. Cette prise de position n’est pas sans risque : la FIBA pourrait infliger au club des sanctions sévères, jusqu’à l’exclusion de la compétition. Pourtant, le Gernika maintient sa décision, préférant ses convictions à ses intérêts sportifs.
Le contraste est saisissant entre la légitimité sportive du club – fraîchement qualifié après une éclatante victoire contre Pas Gianina (94-61) – et la lâcheté habituelle des instances dirigeantes. Tandis que la FIBA autorise l’équipe israélienne à jouer tous ses matchs à l’extérieur pour « raisons de sécurité », elle reste silencieuse sur les victimes palestiniennes.
🇪🇸🇮🇱 #Eurocoupe 🏀 féminine de basket : un club espagnol refuse d’affronter une équipe israélienne
🚨On soutient la cause palestinienne 🇵🇸l’équipe féminine de basketball Lointek Gernika a refusé de jouer contre Israël. Le règlement de la FIBA, l’instance mondiale du basketball,… pic.twitter.com/gTXDGKSgoZ
— Les Spectateurs (@SpectateursFr) September 28, 2025
Une résistance qui s’étend
Le courage du Gernika s’inscrit dans un mouvement plus large de résistance sportive. À Manresa, des élus locaux ont suivi cette voie en réclamant l’annulation d’un match contre le Hapoël Jérusalem. Même des stars internationales comme Ricky Rubio rompent le consensus mou pour dénoncer l’offensive israélienne.
Face à cette mobilisation croissante, la FIBA temporise, craignant sans doute un effet domino. Sa réaction – ou son absence de réaction – témoigne de l’embarras des institutions sportives confrontées à des prises de position éthiques.
L’opinion publique en éveil
Les réseaux sociaux amplifient ce geste courageux. Loin des communiqués diplomatiques, la décision du Gernika a suscité un vaste débat, montrant que le public est en attente d’un sport assumant ses responsabilités morales. Les critiques habituelles sur la « politisation du sport » semblent dépassées face à l’urgence humanitaire.










