
Entre compteurs Linky, surveillance numérique, puces dans les poubelles et contrôle des opinions en ligne, l’État étend son emprise avec une efficacité qui ferait pâlir les régimes les plus répressifs. Marine Le Pen, tantôt diabolisée tantôt récupérée, sert de repoussoir commode, tandis que le Conseil d’État s’attaque aux « monsieur » et « madame » comme si l’urgence était là.
La loi (Avia et les suivantes) a transformée la haine, qui est un sentiment, en un fait, « la haine en ligne ». Elle a été ajoutée en bonus dans une loi pour protéger la jeunesse de la pornographie. L’avantage, c’est qu’elle concerne autant les adultes que les enfants. Un petit retour à la bonne vieille censure de 1949 « sur les publications destinées à la jeunesse » qui avait servi à interdire Hara-Kiri à l’affichage et surtout à inciter les éditeurs à l’autocensure. Avec la concentration des médias, on n’est pas loin de la liste Otto de 1940, (« ottocensure ») lorsque les éditeurs avaient établi eux-mêmes les livres à ne pas diffuser, afin de ne pas déplaire aux autorités allemandes. Le point positif, c’est que, dans l’édition actuelle, l’autocensure a créé un nouvel emploi, celui de « sensitivity reader ». Ce n’est pas un correcteur d’orthographe, mais de bonne moralité.
L’euro numérique et la taxe carbone parachèvent ce tableau d’un contrôle total, le tout au nom du « bien commun ». Le fascisme, décidément, n’a jamais été aussi… progressiste.
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