
Le Point Vert, une arnaque sémantique à 60 millions
Le petit point vert qui orne nos emballages est un chef-d’œuvre de duperie. Il ne signifie en rien que le produit est recyclable, mais seulement que son fabricant a – théoriquement – payé une redevance à Eco-Emballage. Cette entreprise, qui produit des emballages, est la même qui les recycle. Elle nage donc en plein conflit d’intérêts. Un malentendu soigneusement entretenu qui arrange tout le monde, sauf le contribuable. Car lorsque l’emballage, trop complexe, finit incinéré, c’est ce dernier qui paie une seconde fois via ses impôts locaux. Pendant ce temps, l’organisme, tenu par les grands groupes qui polluent, place allègrement l’argent des collectivités dans des paradis fiscaux. Le geste écologique se mue en scandale financier.
Un Far West toxique où l’on recycle… la santé
L’absurdité atteint son paroxysme avec les déchets électroniques, bourrés de métaux lourds. Dans des usines sous-contrôlées, des ouvriers broient des tubes cathodiques sans protection, inhalant des poussières de plomb et de silice cancérigènes. « On avait constamment ce goût métallique dans la bouche, des saignements de nez, tout le temps fatigué », témoigne un ancien salarié. Le recyclage, censé préserver la planète, sacrifie la santé des hommes, tandis que des décharges sauvages de résidus toxiques empoisonnent les sols. La boucle est bouclée : le remède se révèle être un poison pour les uns, une bonne affaire pour les autres.
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