Dans l’objectif de décarboner ses activités, produire des additifs utilisés dans la fabrication de panneaux photovoltaïques et accroître sa production d’additifs pour biocarburants, le groupe chimique français Arkema va investir 310 millions d’euros en France, en Chine et aux États-Unis.
D’abord, Arkema a décidé d’investir 130 millions d’euros pour son site français de production d’acryliques de Carling. Comme le rapporte l’AFP, il s’agit de mettre au point une nouvelle technologie de purification” destinée à “améliorer l’efficacité énergétique et réduire l’intensité carbone de ses opérations” ainsi que “l’utilisation de solvants”.
En Chine, le groupe prévoit d’investir 50 millions d’euros pour étendre son site de peroxydes organiques de Changshu. Sa capacité sera multipliée par 2,5 afin “d’accompagner ses clients asiatiques sur des marchés en forte croissance, notamment dans les énergies renouvelables”, indique l’entreprise. Et de préciser que les peroxydes organiques sont un “composant indispensable à la fabrication de panneaux photovoltaïques”.
Aux États-Unis, le groupe va accroître sa capacité de production mondiale de DMDS (disulfure de diméthyle), un additif utilisé pour la production de carburants renouvelables. D’après leur communiqué, l’utilisation du DMDS se présente “comme la solution la plus performante pour accompagner les bioraffineries dans la conversion des huiles végétales et déchets de l’industrie agro-alimentaire en carburants renouvelables”.
Pour la période des six prochaines années, Arkema a par ailleurs dévoilé ses prévisions financières ; l’entreprise table sur un chiffre d’affaires “d’environ 12 milliards d’euros” en 2028 (contre 11,5 milliards d’euros en 2022, et 9,4 milliards estimés en moyenne sur la précédente période de six ans 2018-2023).










