Le 19 janvier 2025, à quelques heures de quitter la Maison Blanche, Joe Biden accorde une grâce préemptive à Anthony Fauci. Signée par autopen — une machine reproduisant mécaniquement la signature présidentielle —, elle couvre potentiellement toutes les infractions fédérales commises par l’ancien directeur du NIAID entre janvier 2014 et janvier 2025, liées à son rôle dans la gestion de la pandémie de COVID-19. Fauci l’accepte dans les heures qui suivent. Quelques mois plus tard, son ancien conseiller senior David Morens est inculpé pour conspiration, falsification et destruction de documents. Et le 13 mai 2026, un officier senior de la CIA, James E. Erdmann III, témoigne sous serment devant le Sénat : les autorités américaines savaient dès 2020 que le virus provenait très probablement d’un laboratoire… et ont choisi de mentir au public.
Ce scandale ne concerne plus seulement un pardon technique. Il incarne une trahison de confiance publique : des élites scientifiques, politiques et du renseignement qui financent, influencent, dissimulent et s’auto-protègent, pendant que des millions de citoyens paient le prix en vies, en santé et en confiance brisée.
Origine historique du pardon présidentiel : de la miséricorde royale à l’arme politique moderne
Le pouvoir de grâce trouve ses racines dans la « prerogative of mercy » du roi d’Angleterre, remontant au VIIe siècle. Aux États-Unis, il est gravé dans l’Article II, Section 2 de la Constitution :
« Le Président […] aura le pouvoir d’accorder des sursis et des pardons pour les infractions contre les États-Unis, sauf en cas d’impeachment. »
Alexander Hamilton, dans le Federalist n°74, le défendait comme un outil indispensable : un seul exécutif peut agir avec rapidité et discernement pour tempérer une justice trop rigide, réconcilier la nation après des crises ou corriger des injustices. George Washington l’utilisa en 1795 pour amnistier les participants à la Whiskey Rebellion, évitant une fracture durable dans la jeune république. Gerald Ford gracia Richard Nixon en 1974 pour « guérir » le pays après Watergate.

À l’origine, un acte exceptionnel de clémence. Au XXIe siècle, il est devenu un bouclier préemptif pour protéger des alliés d’enquêtes futures — un usage que les Pères fondateurs n’avaient probablement pas imaginé à cette échelle.
Le cas Fauci : un pardon express, accepté en urgence, signé à la machine
Le 19 janvier 2025, Biden signe plusieurs grâces préemptives, dont celles de Fauci, du général Mark Milley et de membres du comité du 6 janvier. L’objectif officiel : les protéger de « poursuites politiquement motivées » par l’administration Trump. Fauci, cible de critiques sur les origines du virus, les recherches gain-of-function, les financements à l’Institut de virologie de Wuhan via EcoHealth Alliance, et ses déclarations devant le Congrès, en est le bénéficiaire emblématique.

Fauci accepte immédiatement. Selon la jurisprudence de la Cour suprême (Burdick v. United States, 1915), une grâce doit être acceptée pour produire effet ; on peut la refuser. Son avocat confirme l’acceptation le matin du 20 janvier 2025. Fauci déclare publiquement être « reconnaissant » tout en affirmant n’avoir commis aucun crime.
Le problème de l’autopen : contrairement au pardon de Hunter Biden (signé à l’encre), celui de Fauci est mécanique. Les rapports de la House Oversight Committee (« The Biden Autopen Presidency », 2025) dénoncent un Président affaibli cognitivement, dont les collaborateurs auraient agi sans autorisation claire. Trump déclare ces grâces « nulles et non avenues ». Biden affirme avoir tout autorisé oralement. Juridiquement, l’autopen ne rend pas automatiquement invalide un document présidentiel (usage courant depuis des décennies), mais si l’on prouve l’absence totale d’autorisation personnelle, la grâce pourrait être contestée comme non valide.
David Morens : la brèche dans le système de protection
Le 28 avril 2026, David Morens, 78 ans, conseiller senior de Fauci au NIAID de 2006 à 2022, est inculpé par le DOJ pour conspiration contre les États-Unis, destruction/falsification de documents, dissimulation et complicité. Les accusations : utilisation d’une adresse Gmail personnelle pour contourner les demandes FOIA, création d’un « canal parallèle » avec Peter Daszak (EcoHealth Alliance), dissimulation d’échanges sur les recherches à Wuhan, et efforts pour protéger les financements tout en défendant publiquement l’origine naturelle du virus.

Fauci n’est pas directement inculpé (désigné comme « Senior NIAID Official 1 » dans le dossier), mais l’affaire expose les pratiques de son entourage proche. La grâce Biden couvre les infractions fédérales, mais pas toutes les poursuites étatiques ni d’éventuelles nouvelles charges. Les sénateurs Rand Paul et Ron Johnson continuent de pousser pour des enquêtes approfondies.
Le séisme : le témoignage sous serment de James E. Erdmann III (13 mai 2026)
Devant la commission Homeland Security & Governmental Affairs du Sénat (présidée par Rand Paul), James E. Erdmann III — officier opérationnel senior à la CIA, ancien Ranger, diplomate, entré à l’Agence en 2013 — témoigne sous assignation et sous serment :

- Dès mai 2020, le Département de l’Énergie et le FBI concluaient à une fuite de laboratoire probable.
- Entre 2021 et 2023, une équipe de 7 experts techniques de la CIA : 6 sur 7 concluaient à une origine de laboratoire. Le rapport final a été réécrit anonymement en pleine nuit pour adopter une formulation neutre (« we cannot precisely know »), un terme non analytique destiné à enterrer le débat.
- De représailles contre les analystes dissidents.
- Anthony Fauci aurait directement influencé le processus en imposant une liste d’experts aux conflits d’intérêts évidents (auteurs du papier « Proximal Origin », financés par le NIAID, participants à Event 201).
- Une « boucle fermée » de corruption : intérêts convergents protégeant 20 ans de recherches biologiques à risque.
- L’administration Biden a livré seulement 5 pages caviardées au lieu des milliers de documents exigés par une loi votée à l’unanimité.
- De silences sur les signaux de sécurité des vaccins, notamment l’explosion des déclarations au VAERS en 2021.
Erdmann décrit non pas un complot centralisé, mais un système d’intérêts institutionnels qui a priorisé la protection de la recherche biologiques sur la transparence.

Ce témoignage transforme les soupçons en accusations documentées sous serment. Il rend le pardon de Fauci non plus une simple clémence, mais un verrou posé sur une possible vérité explosive.
Les signaux VAERS : une hausse inédite qui interroge
Le VAERS (Vaccine Adverse Event Reporting System) a enregistré une explosion des déclarations après les vaccins COVID :
Avec un pic historique en 2021 : plus de 41 000 rapports, contre quelques milliers les années précédentes (moyenne pré-COVID autour de 1 000-2 000 par an). En 2022, encore 9 104 rapports.

Répartition par âge et vaccin : concentration des cas chez les plus âgés (60-80+ ans), avec des variations selon Pfizer, Moderna ou Janssen. (Article frontiersin.org)

Pourcentages de décès déclarés : pics nets chez les 70-80+ ans, avec différences homme/femme.

Le VAERS est un système passif (tout le monde peut déclarer, sans preuve de causalité). Le CDC note que les campagnes massives augmentent naturellement les signalements. Cependant, le volume inédit (jusqu’à 19 fois la moyenne selon certaines analyses) et la corrélation temporelle avec le rollout ont alimenté les débats, comme mentionné par Erdmann.
Peut-on et faut-il annuler ce pardon ?
Légalement cela parait extrêmement difficile. Une grâce acceptée est généralement irrévocable. Aucun mécanisme constitutionnel clair n’existe pour l’annuler. L’autopen pose question, mais ne suffit pas seul. Seule preuve d’absence totale d’autorisation présidentielle pourrait la faire invalider.

Moralement et politiquement. Oui, et cela semble même essentiel. Le pardon ne doit pas devenir un certificat d’impunité pour des actes ayant potentiellement coûté des millions de vies et des billions de dollars. Avec le témoignage Erdmann et l’inculpation Morens, le sentiment d’un système autoprotégé s’amplifie.
Les défenseurs (ceux qui sont contre l’annulation) avancent comme arguments principaux : la protection légitime contre une « chasse aux sorcières » politique. Fauci n’a pas été condamné ; les poursuites risquent d’être perçues comme de la vengeance.
Cependant les critiques de l’autopen sont aussi très fortes : la grâce protège non pas un innocent, mais un acteur central d’un possible mensonge d’État sur les origines et la gestion de la pandémie.
Restaurer la vérité pour reconstruire la confiance
Le pardon par autopen de Fauci n’est pas un détail procédural. C’est le symbole d’un système où les élites s’autoabsolvent pendant que le peuple endure les conséquences. L’histoire du pardon était la miséricorde ; aujourd’hui, elle ressemble trop souvent à l’impunité.

Avec le courage d’Erdmann, l’Amérique tient une opportunité historique : commission d’enquête indépendante (style Church Committee), déclassification totale des documents, réforme des recherches gain-of-function, et transparence sur les signaux de sécurité vaccinale.
Sans vérité, pas de réconciliation. Sans responsabilité, pas de confiance. Le pardon ne doit jamais effacer la mémoire collective d’une pandémie qui a changé le monde — et révélé les failles profondes de nos institutions.
En France, la confiance dans les institutions est à son plus bas historique selon le sondage MIS Group réalisé pour France-Soir et BonSens.org en juin 2026. Cette crise de défiance, qui touche aussi bien la politique, la santé publique que les experts, montre que les conséquences de la gestion de la pandémie et des scandales d’impunité ne s’arrêtent pas aux frontières américaines : elles alimentent une rupture profonde entre les citoyens et leurs élites partout dans le monde occidental.

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