Depuis 2021, la France affiche un PIB par habitant inférieur à la moyenne de l’Union européenne. En 2025, selon Eurostat, l’Hexagone se classe onzième avec 40 700 euros par habitant, derrière plusieurs voisins européens.
Depuis la sortie de la crise sanitaire, la machine économique avance sans véritable élan. En 2025, le pays reste sous la moyenne européenne pour la quatrième année consécutive, un signal qui alimente le récit d’un déclassement. Mais comme le rappelle Dorothée Rouzet sur BFM Business, “ce n’est pas que la France s’appauvrit, c’est qu’elle s’enrichit moins vite que la moyenne”. Nuance !
Les données relayées par BFM Business montrent un paysage européen contrasté. Tandis que le Luxembourg et l’Irlande dominent largement, la France reste à distance des locomotives comme l’Allemagne ou la Belgique. L’indicateur “n’est pas représentatif du niveau de vie des habitants, de leur bien-être”, insiste Dorothée Rouzet. Le cas luxembourgeois illustre cette distorsion, dopé par des travailleurs frontaliers dont les revenus échappent en grande partie à l’économie locale. Même logique en Irlande où les multinationales gonflent artificiellement la richesse produite.
S’ajoute un facteur démographique déterminant : “il s’agit d’un effet arithmétique, non d’un véritable gain de richesse”, rappelle l’institution. Moins d’habitants, un PIB mécaniquement plus élevé par tête. À l’inverse, la croissance démographique française dilue la richesse produite. La photographie est donc imparfaite, mais dit tout de même que la France n’est pas vraiment moteur de l’Europe.










