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Le scandale français au cœur de l’affaire !

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Ils ont peut-être oublié leur passage avenue Foch, mais les archives, elles, se souviennent.

Jean-Luc Brunel, l’ami monstrueux

L’agent de mannequins Jean-Luc Brunel, déjà mis en cause pour viols et opportunément suicidé à la prison de la Santé, surgit des nouveaux documents comme un pivot du système. Dans un courriel adressé au Département de la Justice en 2021, une victime anonyme le décrit comme « cent fois pire » que Ghislaine Maxwell. Les pièces à conviction – photographies, échanges – attestent de sa proximité opérationnelle avec Epstein. Il utilisait son agence MC2, financée par le criminel, pour attirer de jeunes femmes sous couvert de carrières de modèles, avant de les livrer au réseau. Son « suicide » en prison, en février 2022, prive une fois de plus les victimes de vérité et de justice, perpétuant un schéma d’impunité choquant.

Le Carnet Noir : BHL et Jack Lang dans l’orbite du prédateur

Le célèbre « petit carnet noir » d’Epstein, répertoriant plus de mille cinq cents contacts, incluait Bernard-Henri Lévy et Jack Lang. Le « philosophe » médiatique y figurait avec plusieurs lignes directes ; l’ancien ministre de la Culture, par des coordonnées personnelles. Cette présence n’est pas anodine. Epstein cultivait ces relations pour se parer d’une respectabilité, échangeant vraisemblablement influence et accès contre une couverture sociale. Aucune inculpation ne les vise formellement, mais leur nom côtoie dans ces listes des prédateurs condamnés. Leur silence actuel et leurs liens passés avec l’homme interpellent : une complaisance, au mieux, une connaissance tacite, au pire, les éclabousse irrémédiablement.



Avenue Foch : quartier général parisien du trafic

Epstein disposait à Paris, au 22 avenue Foch, d’un appartement servant de base arrière à ses activités. Les documents confirment des séjours répétés en France, bien au-delà des années 80. En mars 2019, depuis Paris, il invitait encore Steve Bannon à dîner par texto. Ce lieu n’était pas un simple pied-à-terre : il servait à attirer des victimes, souvent de jeunes aspirantes mannequins. Dès 2007, la filiale française de HSBC avait fermé son compte, alertée par des transactions suspectes liant Epstein, Brunel et de très jeunes femmes. Cette alerte n’a pourtant donné lieu à aucune enquête française sérieuse, illustrant une faille béante dans le système.

Complicité et indifférence : L’écosystème français

Le réseau ne se limitait pas à Brunel. Les dossiers citent une « aspirante mannequin canadienne-française » suspectée d’avoir procuré des mineures. Epstein évoquait par courriel des femmes « tahitiennes parlant principalement français », exotisant cyniquement ses proies. Cet écosystème a fonctionné grâce à une chaîne de complicités actives et à l’indifférence passive d’un milieu – fashion, intellectuel, politique – séduit par l’argent et l’influence du criminel.



L’exigence de vérité : une enquête française s’impose

Les révélations de 2026 confirment que le scandale Epstein est aussi une affaire française. Elle met en cause des acteurs locaux et une justice atone. Les morts opportunes d’Epstein et de Brunel en cellule ressemblent à une fin de non-recevoir opposée aux victimes. Les noms qui subsistent dans ces dossiers, de BHL à Jack Lang, ont une dette d’explications envers le public. L’impunité ne peut être la dernière page de cette histoire.

À lire : Très bien informé, Pédocratie à la française, de Jacques Thomet, donne le détail des complicités françaises. À commander là.





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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