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Depuis quelques jours, les médias français tournent en boucle sur les opérations de désinformation attribuées à Moscou. Édouard Philippe, Raphaël Glucksmann et Gabriel Attal auraient été visés par de faux articles, des copies de sites d’information et des vidéos fabriquées avec l’intelligence artificielle.
Le plus étonnant reste l’audience de ces contenus. Presque personne ne les avait vus avant que les chaînes d’information ne les diffusent largement pour expliquer qu’il ne fallait surtout pas les croire. Une opération russe confidentielle devient ainsi un sujet national grâce à ceux qui prétendent la combattre.
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Gabriel Attal a déjà annoncé sur BFM TV que la campagne présidentielle serait marquée par ce type de tentatives de déstabilisation. Chaque faux article pourra donc rejoindre un dossier soigneusement rempli jusqu’au scrutin.
Le précédent roumain nourrit forcément les soupçons. En 2024, l’élection présidentielle y a été annulée après des accusations d’ingérence étrangère et d’irrégularités numériques. Le peuple avait voté, mais le résultat n’avait pas reçu la validation finale.
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L’installation permanente d’un climat anxiogène offre une excellente assurance électorale : si le bon candidat gagne, la démocratie a parlé. Si le mauvais gagne, il restera toujours la carte russe à sortir du paquet.
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