
En échange de cette trahison, l’agent, Edwin Lopez, a promis au pilote, le Général Bitner Villegas, qu’il deviendrait un homme extrêmement riche. Cette rencontre clandestine, qui s’est déroulée dans un hangar de l’aéroport de Saint-Domingue, marque le début d’une saga méconnue, pleine de rebondissements, révélant les méthodes parfois improvisées employées par les États-Unis pour tenter de renverser le régime de Maduro.
Le contexte : une opération sous haute tension
Les États-Unis accusent Nicolás Maduro d’avoir détruit la démocratie du Vénézuéla, pourtant riche en pétrole, et de soutenir des trafiquants de drogue et des groupes terroristes. Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a durci la ligne diplomatique, allant jusqu’à déployer des troupes et offrir une prime de 50 millions de dollars pour la capture de Maduro, inculpé pour trafic de stupéfiants.
C’est dans ce contexte qu’Edwin Lopez, un agent chevronné du Department of Homeland Security, a monté cette opération secrète. Après avoir reçu une information sur la présence d’avions de Maduro en République Dominicaine pour maintenance, Lopez a identifié une opportunité unique : approcher les pilotes et tenter de retourner le plus fidèle d’entre eux, le Général Villegas.
🚨 ALERTE : OPÉRATION SECRÈTE DE LA CIA AU VENEZUELA CONTRE MADURO RÉVÉLÉE.
La CIA a tenté de recruter le pilote personnel du président vénézuélien Nicolás Maduro, le général Bitner Villegas, pour détourner l’avion de Maduro afin que les autorités américaines puissent le… pic.twitter.com/cW180XL8eS
— Tribune Populaire🌐 (@TribunePop23) October 28, 2025
La tentative de recrutement : une proposition risquée
Lors d’un entretien en tête-à-tête, Lopez a longuement discuté avec Villegas avant de lui faire sa proposition choc. Il lui a demandé de livrer Maduro en le déroutant vers la République Dominicaine, Porto Rico, ou même la base militaire américaine de Guantanamo à Cuba. En contrepartie, il recevrait une immense récompense financière et deviendrait un héros pour son peuple.
Le pilote, bien que visiblement nerveux, n’a pas donné suite immédiatement. Cependant, il a fourni son numéro de téléphone portable à Lopez, un signe d’intérêt qui a encouragé l’agent à poursuivre ses efforts.
Une poursuite acharnée, même après la retraite
Pendant les 16 mois suivants, et même après avoir pris sa retraite en juillet 2024, Edwin Lopez n’a pas abandonné. Il a maintenu le contact avec le Général Villegas via des applications de messagerie cryptées comme WhatsApp et Telegram. En août, il a même envoyé au pilote un lien vers la prime de 50 millions de dollars, lui écrivant : « J’attends toujours votre réponse… Il est encore temps d’être le héros du Vénézuéla et d’être du bon côté de l’histoire. »
Malgré sa persévérance, les tentatives de Lopez sont restées vaines. Les conversations n’ont jamais abouti, et le pilote a fini par bloquer le numéro de l’ancien agent après un échange tendu.
La fin de l’opération et une tentative de déstabilisation
Comprenant que le Général Villegas ne collaborerait pas, Lopez et des opposants au régime de Maduro ont tenté une dernière manœuvre pour semer le doute dans l’esprit du président vénézuélien.
Le jour de l’anniversaire de Villegas, un proche de l’opposition vénézuélienne a posté sur le réseau social X une photo de la rencontre secrète entre le pilote et Lopez, accompagnée d’un message de « félicitations » moqueur. Cette publication, vue par des millions de personnes, a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux vénézuéliens, beaucoup spéculant sur une possible disgrâce du pilote.
Pour prouver sa loyauté, le Général Villegas est rapidement réapparu à la télévision d’État au côté de Diosdado Cabello, le ministre de l’Intérieur. Ce dernier a ri des allégations de trahison et a présenté Villegas comme un « patriote indéfectible », le pilote affirmant silencieusement sa fidélité d’un poing levé.
Un article de l’agence Associated Press traduit par Le Média en 4-4-2.










