Je participe à ce collectif !

Pour vous inscrire au collectif et ainsi participer à l’aventure… Inscrivez-vous via ce formulaire…

N.B : Les données enregistrées ne sont utilisées que pour vous contacter… Elles sont stockées sur une interface d’hébergement personnelle (hébergeur mutualisé). Elle sont donc sécurisées le plus possible…Et difficilement “piratables”…

Cette information sera masquée du public
Obligatoire, car c'est ce qui vous identifie sur le réseau à la place de votre nom
Non obligatoire mais important pour vous mettre en relation
Sous la forme : 20, Rue Machin Bidule , 14000 CAEN
Pour vous contacter et former le réseau. Vous serez informé du lancement du collectif et des actions locales. Cette information sera masquée du public. Seul un formulaire de contact permettra de vous contacter publiquement.
Recevoir la newsletter ?

Retrouvez-nous aussi sur :

Pour info, notre page facebook a été piratée, inutile de continuer à la visiter !

Les maraudes de France-Soir – Au marché Raspail – épisode 001

Partagez cette page sur : 


Samedi 6 avril 2024 – Le Marché Raspail est en soi une véritable petite institution. Situé au cœur de Paris, c’est un marché « à l’ancienne » : les vendeurs de vêtements et les camelots en tous genres n’y ont pas d’étals, et surtout, il permet à bon nombre de petits producteurs, paysans et maraîchers de vendre leurs produits en direct, principalement à des consommateurs amateurs de bio généralement, des habitués et des touristes tous friands d’originalité et d’authenticité. Mais pas que.

Oui, d’autres vendeurs bénéficient aussi de cet espace de vente convivial et chaleureux à ciel ouvert, qui se tient deux fois par semaine, le matin, le vendredi et le samedi, de 7 heures à 13 heures, boulevard Raspail, dans le 6ème arrondissement. Il s’agit de personnes, qui, pour la plupart, n’avaient jamais envisagé qu’un jour, elles devraient tenir un stand, sur un marché, pour pouvoir survivre : la débrouille, en attendant mieux.

 

Florence est l’une d’elles.

Infirmière dans l’hôpital public pendant 16 ans, elle a été suspendue, en 2021, pour avoir refusé l’injection anti-covid. C’est ainsi qu’elle s’est retrouvée sans ressources du jour au lendemain.

Maman « courage » de deux enfants de 6 ans et 9 ans qu’elle élève seule, Florence s’est lancée un défi : ouvrir son propre cabinet en praticienne d’hydrothérapie du côlon. Elle y a mis toute son énergie, toute sa détermination… et toutes ses économies.

Paiement de la formation, frais de création et de lancement de son entreprise, frais d’aménagement et d’équipement de son cabinet, premiers loyers et autres charges fixes, charges variables, imprévus et cotisations multiples, toutes ces dépenses à effectuer avant même d’avoir commencé son activité ont très vite tout englouti. Avec les premiers patients, les premières rentrées d’argent arrivent, mais cela ne suffit pas, pour l’instant, à couvrir toutes les dépenses professionnelles. Donc moins encore à couvrir également toutes les autres : les dépenses attachées à la vie privée. L’autre « métier » que Florence exerce aussi avec passion et dont elle est infiniment fière : le dur métier de mère. Un métier à temps plein toute une vie durant, qui nécessite un budget devenu de plus en plus élevé, ces dernières années, avec l’inflation. Un budget qui est d’autant plus difficile à couvrir avec un seul salaire.

 

Vendeuse d’ail des ours au marché Raspail

Pour joindre les deux bouts, Florence a dû s’imposer une autre activité professionnelle, une deuxième activité.

C’est comme ça que, la trentaine finissante, elle s’est retrouvée à vendre de l’ail des ours au marché Raspail. De l’ail des ours en botte et au kilo, et du « pesto » : une préparation culinaire en petits pots qu’elle réalise avec les tiges et les feuilles de cette plante saisonnière (appelée aussi « ail sauvage » ou « ail des bois ») finement hachée, de l’huile d’olive, du parmesan et un peu de poudre d’amande.

C’est très sympathique pour accompagner le riz, les pâtes, les patates, les salades, les quiches, etc., pour accommoder des sauces, ou sur du bon pain, tout simplement, ou des toasts.

À l’instar de celle du muguet dont il a un peu l’aspect, la saison de l’ail des ours est relativement courte. Elle dure au grand maximum de début avril à fin-mai. Après, et bien, il faut attendre l’année prochaine.

Guillaume, un ami de Florence qui lui est un vendeur permanent sur les marchés, possède un champ en Seine-et-Marne, dans lequel justement, il y a de l’ail des ours. Généreux et solidaire dans l’âme qu’il est, Guillaume a autorisé Florence à aller en cueillir, gratuitement. Et donc la voici partie, Florence, dans sa vieille voiture, chaque jeudi matin, à l’aube, direction le 77, pour aller en récolter, de l’ail des ours. Puis retour dans le 94 pour laver et préparer tout ça. L’ail des ours doit être vendu extra frais. C’est ce qui justifie son prix (1), car l’essentiel de la saveur et du goût en dépendent.

14 à 15 heures de travail, au total, y compris les trajets, pour environ deux cents euros de rentrée nette par semaine. Ce n’est pas l’Amérique, mais ça permet de mettre un peu de beurre dans les épinards.

Ou mieux donc : du pesto !

 

(1) En France, selon la qualité et la fraîcheur, l’ail des ours se vend chez les grossistes entre 12 euros et 20 euros le kilo. Au détail, selon en sus les endroits (villes, nature du marché et type de clientèle), le kilo se vend entre 25 euros et 60 euros, et la botte de 100 grammes, elle, entre 3 euros et 6 euros.





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

Autres articles

RESIST – NORMANDIE
Défilement vers le haut