L’Espagne s’apprête à activer une nouvelle génération de radars laser capables de contrôler les véhicules à distance, dans les deux sens de circulation et avec une précision renforcée par l’intelligence artificielle. LE vieux réflexe de freinage appartient au passé.
Avec ses nouveaux radars laser à vision tridimensionnelle, la Direction générale de la circulation (DGT) espagnole veut contrôler plus tôt, plus loin et plus précisément. Comme le rapporte Ouest-France, qui s’appuie sur les informations de la radio espagnole COPE, ces radars fixes de nouvelle génération doivent être activés dans le courant de l’été. Leur particularité tient à la technologie Lidar 3D, une combinaison de faisceaux laser et d’imagerie en trois dimensions. Contrairement à certains cinémomètres plus anciens, qui mesurent la vitesse sur un plan ou un axe plus limité, ces systèmes peuvent construire une représentation plus complète de la scène routière.
Concrètement, le radar envoie des impulsions lumineuses vers les véhicules, puis le signal revient vers l’appareil, qui calcule la vitesse et analyse en même temps la forme, la taille et la position du véhicule. L’intelligence artificielle vient ensuite affiner la reconnaissance. Une voiture, une moto et un poids lourd ne sont plus traités comme une masse indistincte. Le radar peut identifier la catégorie du véhicule et appliquer la limite correspondante.
Ces nouveaux équipements doivent mieux détecter les motos et réduire les angles morts techniques qui existaient avec certains systèmes précédents. Par ailleurs, le contrôle peut se faire jusqu’à environ 200 mètres en amont, dans les deux sens de circulation. À cette distance, le véhicule est déjà mesuré avant que le conducteur n’ait vraiment identifié le dispositif. « Quand vous les voyez, il est déjà trop tard », résume José Eugenio Naranjo.
La DGT défend ce type d’équipement au nom de la sécurité routière. Dans une note publiée en février 2026 sur un autre volet de son plan de contrôle, elle rappelait que la vitesse inadaptée restait impliquée dans 24 % des accidents mortels relevant de son périmètre en 2024. Elle annonçait alors la mise en service de nouveaux radars fixes et de tronçon, dans le cadre d’un plan de 122 nouveaux points de contrôle.










