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L’IA de Phylex BioSciences accouche d’un vaccin contre l’hantavirus… en 48h top chrono

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L’IA a conçu le vaccin Andes en 48h, ChatGPT s’apprête à vous convaincre que vous en avez besoin.

Le MV Hondius : un décor de théâtre pour une épidémie bidon

En avril, le virus Andes – un hantavirus soudainement sorti de l’ombre – aurait frappé à bord du MV Hondius, un navire de croisière néerlandais. Selon les médias complaisants, ce virus, transmis par les rongeurs en Amérique du Sud, provoquerait un syndrome pulmonaire mortel avec un taux de létalité de 30 à 50 %. Sauf que personne n’en avait jamais entendu parler avant.

Les passagers du MV Hondius auraient été les premières victimes de cette épidémie tout droit sortie d’un scénario hollywoodien. Plusieurs cas confirmés, des décès, et un accostage en urgence à Rotterdam. Aucun vaccin ni traitement homologué n’existerait, bien sûr.

Pascal Brandys et Jens Herold : les marionnettistes de l’opération Andes

C’est dans ce contexte trop parfait pour être vrai que Pascal Brandys, PDG de Phylex BioSciences (un Français polytechnicien qui a visiblement troqué son éthique contre des actions en Bourse), et son complice Jens Herold, virologue de service, ont sorti leur candidat vaccin comme un lapin de leur chapeau. Grâce à l’IA et à une séquence virale miraculeusement fournie par les Hôpitaux universitaires de Genève, l’équipe aurait conçu un vaccin en 48h. « Il nous a fallu exactement deux jours ouvrés […] pour finaliser la conception d’un vaccin prêt à être produit et testé « , a déclaré Pascal Brandys, visiblement ravi de jouer les sauveurs de l’humanité.

Le vaccin en question ? Une nanoparticule affichant 60 copies d’un antigène viral soi-disant optimisé. Une technologie déjà testée contre le variant Delta et le virus Nipah — deux autres épidémies soudainement apparues comme par magie.

Un vaccin virtuel pour une épidémie tout aussi virtuelle

Attention, cependant, à ne pas confondre vitesse et supercherie. Phylex BioSciences n’a pas fabriqué de vaccin prêt à l’emploi. Non, non. L’entreprise s’est contentée de la phase de conception computationnelle. Autrement dit, la séquence du candidat vaccin est « prête à être fabriquée ». Rien de plus.

Dans un entretien accordé à La Tribune Dimanche le 17 mai, Pascal Brandys a détaillé les étapes suivantes : production du vaccin (quelques semaines), tests sur animaux (souris ou singes, minimum trois semaines), essais cliniques chez l’homme (au moins deux mois), et enfin, obtention des autorisations sanitaires. Autant dire qu’entre la conception et l’injection, il y a de la marge. Assez pour que Big Pharma puisse préparer sa campagne marketing.



L’IA : l’outil parfait pour nous faire avaler n’importe quoi

Cette annonce illustre surtout la capacité de l’intelligence artificielle à accélérer la phase de design des vaccins. Dans un monde où les menaces zoonotiques (réelles ou inventées) pullulent, une telle rapidité pourrait s’avérer pratique pour Big Pharma. Phylex BioSciences le clame haut et fort : son programme de recherche peut désormais répondre rapidement à cette nouvelle menace sanitaire. Nous voilà rassurés.

Reste une question : à quoi bon concevoir un vaccin en 48h contre un virus qui n’a tué personne en dehors des communiqués de presse ? Pascal Brandys et Jens Herold semblent l’avoir oublié dans leur communiqué. Ou peut-être comptent-ils sur notre naïveté pour nous faire avaler leur dernier produit miracle.





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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