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L’Italie prépare des confinements face à la crise énergétique due au détroit d’Ormuz. Bientôt en France ?

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Télétravail obligatoire, circulation alternée, rationnement des carburants : le “confinement énergétique” n’est plus une simple rumeur.

Depuis quelques temps , nos voisins transalpins s’enflamment pour une expression aussi barbare qu’évocatrice : « lockdown energetico ». Rassurez-vous, il ne s’agit pour l’instant pas d’une réédition des confinements sanitaires – personne ne vous interdira de sortir acheter vos pâtes. Non, ce serait bien plus banal : un train de mesures destiné à triturer vos habitudes de consommation énergétique, au cas où le gaz, le pétrole ou l’électricité viendraient à manquer vraiment. Un rationnement organisé, ultime recours pour éviter un blackout général. Bref, l’Europe prépare son armoire à punitions.

Pourquoi Rome s’agite-t-elle ?

La cause officielle ? Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, et plus précisément les menaces pesant sur le détroit d’Ormuz – cette artère par où passe une bonne partie des énergies fossiles de la planète. L’Italie, qui importe environ 75 % de son énergie, a des stocks de gaz faméliques (44 %). Le commissaire européen à l’Énergie, Dan Jørgensen, a exhorté les États membres à se préparer au pire. Le ministre de la Défense italien, Guido Crosetto, agite le chiffon rouge (« ce n’est pas tout, mais beaucoup pourrait s’arrêter »). Son collègue de l’Environnement, Gilberto Pichetto Fratin, tempère : rien n’est activé pour l’instant. Simplement, on réactualise les vieux plans de contingence de 2023 – niveaux pré-alerte, alerte, urgence. Une trêve négociée en Iran a fait retomber les prix (pétrole sous 100 dollars, gaz à 44 €/MWh), éloignant le spectre immédiat. Mais gare au mois de mai, nous dit-on.



Ce qu’on vous prépare en douce (au cas où)

Ces restrictions, assurent-ils, ne viendraient qu’après avoir épuisé tous les leviers du marché. La liste est alléchante :

  • Télétravail forcé – surtout dans la fonction publique, plusieurs jours par semaine. Pour réduire les déplacements et, accessoirement, vous coller devant votre écran personnel plutôt que de chauffer un bureau.
  • Circulation alternée – selon votre plaque, comme aux heures de pic de pollution. Un grand classique.
  • Thermostat sous surveillance – chauffage et clim limités, heures réduites.
  • Éclairage public diminué – rues, monuments, bâtiments officiels : on baisse l’intensité.
  • Industries énergivores au ralenti – acier, chimie, etc. Priorité aux secteurs dits stratégiques.
  • Petites douceurs supplémentaires : limitation de vitesse sur autoroutes, covoiturage encouragé, rationnement des carburants en cas extrême.

L’objectif affiché : préserver les hôpitaux, transports et défense. L’objectif réel : habituer les populations à serrer les dents sans trop râler. Ces joyeusetés s’inspirent des crises pétrolières des années 1970. À ce jour, rien n’est en vigueur. On se contente de peaufiner le scénario.

La France, ou l’art de ne pas dire le même mot

Chez nous, on observe la flambée des prix (mêmes excuses moyen-orientales) mais avec un autre discours. Fin mars, le gouvernement a dégainé un plan de soutien d’urgence de près de 70 millions d’euros pour avril – aides directes au transport, à la pêche, à l’agriculture. Un plan d’électrification doit suivre, pour réduire la dépendance aux fossiles importées (passer de 60 % à 40 % d’ici 2030, promet-on). Le leitmotiv officiel : sobriété énergétique, l’État dit donner l’exemple, pas de contraintes excessives. Le plan de sobriété de 2022 et le décret tertiaire font office de vaches sacrées. Pas de projet de rationnement obligatoire, ni de télétravail imposé, ni de circulation alternée. Les rumeurs de « confinement énergétique » ont été officiellement démenties (mais qui croit encore la macronie ?).



Vers une époque charmante

Le lockdown energetico révèle surtout une vérité gênante : l’Europe reste à la merci des chocs géopolitiques qu’elle ne maîtrise pas. La trêve au Moyen-Orient a calmé le jeu, mais les gouvernements actualisent leurs dossiers d’urgence. L’Italie joue les cobayes médiatiques ; toute l’Union observe, et suivra. L’équation reste la même : ne pas trop brusquer les électeurs tout en assurant la continuité du réseau. Pour l’instant, rien n’est décidé. Mais si les prix remontent ou si le détroit d’Ormuz se referme, ne doutons pas que les mêmes technocrates ressortiront leurs petites listes avec un empressement suspect.



Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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