
La consigne, a-t-il précisé, « pourra faire partie des leviers d’action étudiés » afin d’atteindre les objectifs de recyclage fixés à 2030. On respire.
Le retour du boomerang en plastique
Ce n’est pas la première fois qu’Emmanuel s’empare de ce dossier capital. Dès juin 2025, lors du sommet sur les océans à Nice, il avait appelé à « continuer le combat sur la consigne ». L’affaire avait ensuite poliment regagné un tiroir, sans doute parce que les collectivités, le Sénat et une bonne partie des acteurs du secteur étaient effrayés par cette future usine à gaz. Mais Jupiter n’oublie jamais. Il revient, tel un boomerang biodégradable, pour relancer la machine.
💬 »Je pense qu’il faut maintenant bouger »
➡️Consigne sur les bouteilles en plastique: Emmanuel Macron demande au gouvernement d’engager la concertation #BFM2 pic.twitter.com/uzImyB8IXM
— BFM (@BFMTV) May 19, 2026
Priorité nationale absolue
L’objectif affiché est sublime : réduire l’usage du plastique et améliorer les taux de collecte. Rien que cela. Pendant ce temps, la consigne s’impose donc comme l’une des grandes priorités nationales du moment. Un choix qui fera date dans l’histoire des décisions présidentielles, au même titre que le changement de couleur des timbres ou le comité pour la réforme des sigles, sans oublier les pourboires payés par carte bleue non imposés et la bébé box, distribuée dans les maternités, contenant une turbulette, un savon naturel, un bavoir, un album jeunesse, une crème hydratante.
Les délices de la consigne populaire
Les Français, qui guettaient avec angoisse qu’on s’attaque enfin à ce fléau existentiel, pourront bientôt troquer leurs bouteilles vides contre quelques centimes. Ils découvriront avec allégresse les queues devant des machines infaillibles, les étiquettes illisibles et le nouveau jeu administratif qui accompagnera le dispositif. Mais c’est pour la planète. Et puis, comme l’a si bien dit Manu : il faut bouger.
La grande machinerie d’État
On devine déjà les réunions interministérielles passionnantes qui s’ouvriront sous l’autorité du Premier ministre pour définir « les actions concrètes ». Des mois de discussions feutrées, des rapports, des groupes de travail, des consultations publiques. Tout cela pour une mesure que le gouvernement précédent avait eu la sagesse de ranger au placard.
Mais qu’importe ! L’essentiel est que le combat continue. Et qu’une fois de plus, Emmanuel Macron démontre son infaillible sens des priorités. La France peut dormir tranquille. Les bouteilles en plastique sont entre de bonnes mains.










