
Les internautes se moquent de la diplomatie de Macron
Parmi les moments les plus commentés, la déclaration du président français sur ce qu’il prévoit de dire à son homologue américain lors de leur rencontre à Washington le 24 février : « Tu ne peux pas être faible face à Poutine ! ». On se demande d’ailleurs pourquoi le président Trump accepte de recevoir Macron, et si le dossier « French president » va être mis sur la table…
😵💫😵💫😵💫
La diplomatie personnelle de @EmmanuelMacron
On croit qu’il a déjà touché le fond
Mais non, il creuse encore
Cet air pénétré pour débiter des âneries … Vous n’êtes pas dans une pièce de théâtre de fin d’année au collège Monsieur le président
Vous représentez la nation 🇫🇷 pic.twitter.com/xbddsaH2u0— Sabine Sauvaux 🇫🇷#FrenchReset (@SabineLucielle) February 20, 2025
Critiques acerbes des personnalités politiques souverainistes
Les critiques ne se sont pas limitées aux simples internautes. Des personnalités politiques souverainistes ont également exprimé leur désaccord. Florian Philippot, président des Patriotes, a qualifié l’hypothèse de l’envoi de troupes françaises en Ukraine de « folie », appelant à la paix et au maintien des soldats français sur le sol national. François Asselineau, président de l’Union populaire républicaine, a quant à lui réclamé la destitution de Macron.
Folie
L’heure est à la paix ! Nos soldats doivent rester à la maison ! https://t.co/FOFnKnpR7w
— Florian Philippot (@f_philippot) February 20, 2025
Des détails qui n’échappent pas aux internautes
Les internautes ont également relevé plusieurs détails de la mise en scène. Par exemple, un utilisateur a ironisé sur la « taille de la table » qui attendrait Macron à Washington, en référence à une précédente rencontre avec Vladimir Poutine. Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, a remarqué comme beaucoup que la carte présentée par notre cher président était à l’image de son intervention, à l’envers…
Pour François Asselineau, « l’excuse trouvée par Le Parisien (inversion des prises de vues par selfie) est grotesque : un président dispose d’équipes de conseillers et de techniciens pour éviter une pareille bourde de débutant, qui fait s’esclaffer le monde entier et qui lui ôte toute crédibilité. Sauf si ce président est un con, qui ne comprend rien à la géographie, n’a aucun souci du détail et de la précision, prend les Français pour des abrutis, se prend pour un Mozart de la géopolitique et veut tout faire tout seul en n’écoutant personne…. Mais on a alors affaire à un cas psychiatrique, à débarquer d’urgence. »
Comme sa carte, tout était à l’envers hier soir chez Macron…
Pour lui, l’annulation de l’élection en Roumanie était légitime alors qu’elle était anti-démocratique.
Pour lui, c’est le moment d’intensifier la guerre en Ukraine alors qu’il faut saisir cette occasion de paix… pic.twitter.com/IusH6zsOpi— N. Dupont-Aignan (@dupontaignan) February 21, 2025
Macron père Ubu nous menace de la loi martiale
Si Macron est mort dans l’opinion nationale et mondiale, cela ne l’empêche pas de continuer sa politique. Le Père Ubu d’Alfred Jarry déclarait à son royaume : « Corne physique, je suis à moitié mort ! Mais c’est égal, je pars en guerre et je tuerai tout le monde. » Macron l’actualise : « Je n’ai pas décidé d’envoyer des troupes en Ukraine, non. Ce qu’on envisage plutôt, c’est d’envoyer des forces pour garantir la paix une fois qu’elle sera négociée. »
Père Ubu terminait sa déclaration de guerre par : « Gare à qui ne marchera pas droit. » Notre père Micron nous menace aussi : « On ne peut faire des élections dans un pays en guerre et sous loi martiale. » Ah ! voilà pourquoi après être partis en guerre contre un virus (avec les 70 ans de secret défense qui vont avec), contre le dérèglement (le « réchauffement » c’est fini) climatique, nous partons en guerre contre Poutine. Alors, tous en rang derrière notre sauveur suprême ! Sinon, dit notre père Ubu, « Je tuerai tout le monde. » (Constitution Art. 16).
Une classe politique discrète face à la polémique
Alors que les réseaux sociaux s’enflammaient, le reste de la classe politique est resté étonnamment silencieux. Pourtant, le matin même, Emmanuel Macron avait reçu à l’Élysée les chefs des partis disposant d’une représentation parlementaire. Cette discrétion contraste avec la virulence des réactions observées en ligne et prouve une nouvelle fois que nous avons des oppositions qui ne savent pas s’opposer.










