
Un nom qui circule dans les e-mails
L’opération de transparence forcée, initiée sous la présidence Trump, a libéré en janvier 2026 un nouveau flux de correspondances, de notes et de listes. Parmi la faune de milliardaires et de célébrités apparaît notre cher président. Ces traces numériques, essentiellement datées de 2016 à 2018, ne prouvent pour le moment aucune illégalité. Elles documentent cependant avec une froide précision les tentatives d’Epstein de s’immiscer dans les cercles du pouvoir global, et les portes qui lui furent ouvertes.
Le « progressisme » selon Epstein et Macron ?
Un e-mail de septembre 2018, adressé au patron du Forum Économique Mondial, est particulièrement éloquent. Attribué à Epstein mais portant la mention expéditeur « De Macron », il évoque la nécessité de « repenser la gouvernance internationale » via des partenariats public-privé. Le vocabulaire est celui d’un progressisme convenu, mais le canal choisi – l’ordinateur d’un criminel condamné – jette une ombre durable sur la nature de ces échanges. S’agissait-il d’une simple coïncidence d’opinions, ou d’une collaboration intellectuelle inavouable ?
Intermédiaires et ambitions démesurées
Les documents révèlent un système d’introduction complexe. En 2016, alors ministre, Macron est présenté comme ayant eu une « bonne conversation » via l’entremise d’Epstein avec un homme d’affaires émirati. D’autres ponts sont évoqués, comme l’influent Tom Pritzker. Une note, devenue virale, attribue à Macron une ambition dévorante : « Il veut diriger l’Europe… peut-être le MONDE. » Cette phrase, jetée dans les fichiers du prédateur, alimente l’idée que ce dernier se présentait comme un faiseur de rois, capable de servir les ambitions des uns en achetant les secrets des autres.
Des silences qui valent aveux
Face à ces révélations, le palais de l’Élysée observe un mutisme absolu. Aucune enquête n’est ouverte en France, malgré les appels passés de certains ministres à examiner les liens d’Epstein avec le pays. Ce silence contraste avec la frénésie que ces mentions suscitent sur internet. Les fichiers Epstein ne condamnent pas Macron. Mais ils dessinent les contours d’un monde où les frontières entre le politique, la finance et la criminalité semblent délibérément poreuses. L’histoire jugera si ce sont là les fréquentations nécessaires pour « réinventer la gouvernance ».
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