
En un an, le bénéfice de la compagnie a progressé de 44 %. Au deuxième trimestre 2025, Aramco avait gagné 85 milliards de riyals, environ 19,75 milliards d’euros. La différence approche donc les 8,7 milliards d’euros en seulement trois mois.
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Pendant que les populations découvrent le prix de la géopolitique sur les panneaux des stations-service, la compagnie pétrolière saoudienne publie un bulletin de santé presque indécent.
La guerre fait monter le prix du baril
Cette envolée ne vient pas d’une hausse spectaculaire de la production. Aramco a même vendu moins d’hydrocarbures qu’un an auparavant. Son bénéfice a été porté par la forte augmentation des prix du pétrole, des produits raffinés et des produits chimiques.
D’après les chiffres publiés avec les résultats trimestriels, le prix moyen du brut réalisé par Aramco a atteint 108,10 dollars le baril au deuxième trimestre 2026, contre 66,70 dollars un an plus tôt. Les ventes de la compagnie ont ainsi progressé de 28 %, pour atteindre environ 120,9 milliards d’euros.
La guerre opposant les États-Unis et leurs alliés à l’Iran, les perturbations dans le détroit d’Ormuz et les risques pesant sur la mer Rouge ont raréfié l’offre disponible et fait grimper les cours. Pour les producteurs capables de continuer à exporter, chaque baril est devenu beaucoup plus rentable.
Produire moins, encaisser davantage
La production totale d’hydrocarbures d’Aramco est pourtant tombée à 9,5 millions de barils équivalent pétrole par jour, contre 12,8 millions un an plus tôt. Mais une baisse des volumes devient secondaire lorsqu’un baril se vend plus de 40 dollars supplémentaires.
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Sur l’ensemble du premier semestre 2026, Aramco a dégagé environ 56,7 milliards d’euros de bénéfice net, soit une hausse de 34 % sur un an. Son conseil d’administration a également validé près de 19,05 milliards d’euros de dividendes pour le deuxième trimestre.
Le bénéfice net trimestriel a bien progressé de 44 %. Le bénéfice net ajusté, qui écarte certains éléments comptables exceptionnels, a augmenté d’environ 33 %, à 29,06 milliards d’euros. Les deux chiffres circulent donc, mais ils ne mesurent pas exactement la même chose.
La facture descend toujours vers le consommateur
Pour les ménages, les transporteurs et les entreprises, la hausse du pétrole signifie des carburants plus chers, des coûts de production alourdis et une inflation importée. Pour Aramco, elle signifie plusieurs milliards supplémentaires et un dividende confortable.
La guerre détruit des infrastructures, bloque des routes commerciales et fragilise des économies entières. Mais elle ne ruine pas tout le monde. L’industrie pétrolière sait depuis longtemps transformer l’instabilité internationale en ligne de bénéfice.
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